Épuisé après un mois d’occupation, le collectif Schluthfeld demande à l’État et la Ville de prendre le relais

 Les enseignants et parents d’élèves ne peuvent pas se substituer indéfiniment aux pouvoirs publics », déplore le collectif Schluthfeld. Depuis le 18 novembre, ce groupe occupe l’école élémentaire de Neudorf afin de permettre à des familles à la rue, dont les enfants sont scolarisés, d’y dormir et de se mettre ainsi à l’abri du froid.
Mais après un mois d’occupation, avec des membres se relayant pour cuisiner des repas, apporter des vivres et du matériel, une journée “École morte” et de nombreux messages à la mairie, le collectif épuisé a décidé ce lundi 15 décembre d’arrêter l’action ce vendredi.

Dans la foulée, il a appris que «  la Ville de Strasbourg a décidé de mettre notre salle de sport à disposition des familles sans toit de notre école pendant la durée des vacances scolaires. C’est une première proposition de mise à l’abri », écrivent les membres dans un communiqué.
Soulagés par cette solution, ils attendent cependant des solutions plus pérennes. « Nous avons conscience que les vraies solutions sont ailleurs : les pouvoirs publics ne peuvent pas se reposer sur l’action de bénévoles pour mettre à l’abri des enfants dans des écoles […] Nous demandons à la Ville de Strasbourg, à l’État et à la CEA d’agir pour qu’aucune famille, quelle que soit sa situation administrative, ne reste sans domicile  », concluent-ils.

Alizée Chebboub-Courtin