Le maire du Havre, Edouard Philippe, devant l’hôtel Matignon, à Paris, le 2 septembre 2025. THOMAS SAMSON/AFP
Le tribunal administratif (TA) de Rouen a tranché, 19 décembre, en faveur de la Communauté urbaine (CU) Le Havre Seine Métropole et de son président Edouard Philippe dans leur bras de fer avec Judith (elle a requis l’anonymat), ex-directrice générale adjointe (2020-2023) de la collectivité. Dans son jugement, la juridiction a rejeté une requête de la haut fonctionnaire, dans une procédure parallèle de la plainte pénale déposée en 2023 contre M. Philippe et Stéphanie de Bazelaire, son adjointe à la mairie du Havre chargée de l’innovation et du numérique. Une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) a été ouverte pour « prise illégale d’intérêts », « détournement de fonds publics », « favoritisme » et « harcèlement moral ».
Lire plus tard
Dans sa requête auprès du TA de Rouen, Judith contestait la décision de la CU, en avril 2023, de ne pas lui octroyer la protection fonctionnelle – mesure de protection due par l’administration aux agents publics dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions – à la suite des accusations de « harcèlement moral » qu’elle a formulées. Elle dénonçait aussi le fait que son contrat à durée déterminée n’ait pas été renouvelé par M. Philippe, prétendument en raison d’un défaut d’expertise et d’implication.
Il vous reste 77.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.