Chaque année, en Allemagne, une spécialité sucrée envahit les étals des marchés de Noël et les rayons des supermarchés : le stollen, un pain brioché aux noix et aux fruits confits, nappé de beurre fondu et de sucre glace.
Dans le Land de Saxe, seules quelque 130 boulangeries sont habilitées à le confectionner, “uniquement dans l’agglomération de Dresde, à la main, et avec les ingrédients approuvés par l’Association de protection du stollen dresdois – l’utilisation d’arômes de synthèse est notamment prohibée”, précise le Mitteldeutscherundfunk (MDR). Et à l’échelle européenne, le stollen bénéficie d’une appellation d’origine protégée.
Si l’origine du stollen reste controversée, son nom pourrait faire référence à l’exploitation minière, stollo désignant, en vieux haut allemand, “un poteau ou un étai”, explique le magazine hebdomadaire allemand Stern. Quant à son surnom de “Christstollen”, il évoque son nappage sucré, “censé rappeler l’enfant Jésus dans son linge blanc”.
Autorisation papale
“La première mention connue du stollen remonte à 1474, sur une facture de l’hôpital St-Bartholomäus”, relate le Dresden Magazin. Et, à l’époque, la recette était des plus frugales, car il s’agissait d’une pâtisserie de carême. “Hors de question, donc, d’en faire un savoureux gâteau sucré. Il ne