Deux mois de travaux ont été nécessaires pour remettre à neuf l’ancien restaurant Le C, 26 rue Brossard, et créer une décoration inspirée du wax africain.

Galo Gbegue avait une idée précise de ce qu’elle voulait réaliser, mais « heureusement que Philippe Martinez, spécialiste de la transaction commerciale, a cru dans notre projet et nous a ouvert les bras », précise son conjoint, Ibourahima Meité.

Il faut dire que le couple ne disposait que de ses propres économies pour se lancer, ce qui rendait plus compliqué le montage du dossier, mais n’a pourtant pas empêché le restaurant Les Perles d’ivoire d’ouvrir courant novembre.

Choucouya d’agneau, mafé bœuf ou yassa poulet

La cuisine de Galo Gbegue s’inspire de la culture gastronomique ivoirienne. Elle propose notamment du choucouya d’agneau à 16 €, du mafé bœuf ou du yassa poulet à 16 €, le tout garni de bananes plantain frites, de semoule de manioc ou de riz.

Pour 20 €, Galo Gbegue prépare sur demande du foutou, une spécialité ivoirienne conçue en utilisant de la banane plantain écrasée, que la cuisinière sert avec une sauce de graine de palme, une sauce mafé ou une sauce gombo. Les clients peuvent également choisir une grillade de queue de bœuf braisée accompagnée de patate douce, de banane ou d’igname frits à 25 €.

Une formation théorique de six mois et plusieurs stages

Avant de se lancer dans une activité qui est pour elle une reconversion, Galo Gbegue a bénéficié du soutien de la Région à travers le parcours d’insertion professionnelle « Persévérance », qui vise à faciliter l’entrée sur le marché du travail.

« J’ai parlé de mon projet de création de restaurant à mon conseiller et j’ai suivi une formation théorique très complète de six mois. J’ai effectué plusieurs stages dans divers établissements, notamment neuf mois chez Ethic Table », précise Galo Gbegue, qui se félicite que cette expérience, enrichissante sur le plan professionnel et humain, lui ait mis le pied à l’étrier.

« On a créé un site internet pour faire connaître ce qu’on fait », conclut Ibourahima Meité, qui a porté le projet avec sa compagne et qui l’assiste quotidiennement au restaurant.

Ouvert du mardi au samedi de 12 à 14 heures et de 18 h 30 à 23 h 30, les dimanches et lundis de 18 h 30 à 23 h 30.