Cette annonce, confirmée par le nouveau maire Jean-Pierre Berger, pourrait transformer le centre-ville stéphanois en vaste chantier à partir de 2028. Les travaux concerneraient la portion stratégique reliant la place du Peuple à la place Carnot, artère vitale du commerce et de la mobilité stéphanoise. L’infrastructure ferroviaire, qui présenterait des signes d’affaissement, nécessiterait une intervention lourde impliquant l’excavation complète de la chaussée. Durant cette période, cinq stations cruciales, Carnot, Grand-Gonnet, Jean-Jaurès, Hôtel-de-Ville et place du Peuple, seraient mises hors service, bouleversant les habitudes de milliers d’usagers quotidiens.

Des ramifications au-delà de la Grand-Rue

L’ampleur du projet dépasserait le seul tracé du tramway. Des artères connexes comme la rue de la Résistance pourraient également subir des interventions prolongées pour permettre le déplacement des réseaux souterrains d’eau potable situés sous les rails. L’incident récent d’une rupture de conduite près de l’hôtel de ville illustrerait, selon l’opposition, la fragilité des infrastructures enfouies et l’urgence d’une intervention globale.

Un débat politique sur la transparence

L’absence de mention de ce projet dans les orientations budgétaires a déclenché une passe d’armes entre opposition et majorité. Robert Karulak dénonce une forme d’opacité, suggérant des motivations électoralistes derrière ce silence. Face à ces accusations, Jean-Pierre Berger adopte une posture défensive teintée d’ironie, rappelant que la maintenance de la ligne T1 suit un calendrier préétabli depuis 1998, avec une durée de vie prévue de trois décennies.

Le maire précise que ce projet relève de la compétence métropolitaine et non municipale, justifiant ainsi son absence du débat budgétaire communal. Un responsable serait en cours de recrutement à la Métropole pour piloter les études techniques préalables. Marc Chassaubéné, premier adjoint, reproche à l’opposition de créer une inquiétude prématurée chez les riverains et commerçants, plaidant pour une communication maîtrisée une fois tous les paramètres connus.

Des précédents qui interrogent

Les perturbations observées en novembre dernier lors d’interventions ponctuelles sur le réseau donnent un avant-goût des difficultés à venir. La perspective d’un centre-ville sans tramway pendant près de deux ans soulève des questions cruciales sur les solutions alternatives de mobilité, l’impact économique pour les commerces et la gestion de la vie quotidienne des Stéphanois durant cette période de transformation urbaine majeure.