Ils veulent pouvoir s’installent où ils le souhaitent : les futurs médecins appellent à manifester à Lyon « contre la coercition » – LyonMag

Ce mardi 29 avril, les organisations et syndicats d’étudiants, d’internes et de jeunes médecins vont défiler dans les rues « pour lutter contre la coercition », la possible contrainte sur leur lieu d’installation, prochainement débattue dans l’Hémicycle.

« Partout où la régulation à l’installation a été appliquée, la situation s’est aggravée. Nombreux sont les exemples de pays voisins ayant cédé à la facilité de la coercition, et se retrouvant aujourd’hui dans le constat de son inefficacité », peut-on lire dans un communiqué publié par les organisations et syndicats d’étudiants, d’internes et de jeunes médecins.

Ceux-ci ont décidé de manifester ce mardi 29 avril contre la coercition. La marche s’effectuera entre Grange Blanche et les locaux de l’Agence régionale de santé (Lyon 3e) à partir de 14h.

La raison de cette mobilisation provient de la proposition de loi transpartisane sur les déserts médicaux, du député Guillaume Garot (PS), qui propose de réguler l’installation des médecins libéraux.

Une semaine de grève prévue en mai

En plus de la manifestation, les syndicats ont appelé à se mettre en grève la semaine du 5 mai, juste avant la poursuite de l’examen de la proposition de loi à l’Assemblée nationale (prévue les 6 et 7 mai).

Dans ce même communiqué, les organisations et syndicats énumèrent le nom des communes qui ne pourront plus accueillir les futurs médecins : « De manière concrète, en Auvergne-Rhône-Alpes, aucun nouveau médecin ne pourra s’installer dans des communes comme Trévoux (Ain), Grenoble, Voiron ou La Tour-du-Pin (Isère), Saint-Etienne ou Saint-Priest-en-Jarez (Loire), Issoire, Gerzat, Clermont-Ferrand ou Riom (Puy-de-Dôme), Saint-Symphorien-d’Ozon ou 6 des 9 arrondissements de Lyon (Rhône), Chambéry ou Flumet (Savoie), ou encore Sallanches (Haute-Savoie) ».