Avec notre correspondante au Caire, Justine Babin

C’est en personne et parfois même en russe que Sergueï Lavrov a accueilli vendredi près du Caire ses homologues africains : parmi eux figurent les ministres des Affaires étrangères de la Guinée équatoriale, du Burundi ou encore de la République du Congo.

Après des entretiens bilatéraux vendredi, une conférence multipartite se tient samedi. Les relations diplomatiques, sécuritaires et surtout économiques de Moscou avec le continent seront au menu des discussions. Car sur ce dernier volet, la Russie reste très en retrait par rapport à d’autres puissances régionales comme la Chine ou l’Inde. Les échanges commerciaux avec le continent ont peu progressé ces dernières années et beaucoup d’accords économiques annoncés ne se sont pas concrétisés.

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Autre objectif de la conférence pour Moscou : remobiliser ses partenaires africains avant un sommet entre chefs d’État en 2026. Le premier s’était tenu à Sotchi en 2019, suivi d’un deuxième à Saint-Pétersbourg en 2023. Seulement 17 dirigeants africains avaient fait le déplacement à Saint-Pétersbourg, contre 43 lors du premier sommet.

Sergueï Lavrov a attribué vendredi ces difficultés à « l’Occident » qui « cherche à empêcher les pays du Sud global de collaborer avec la Russie ». Selon le chef de la diplomatie russe, les pays des Brics – dont font partie l’Afrique du Sud, mais aussi depuis peu, l’Égypte et l’Éthiopie – ont « le droit de choisir leurs partenaires ».

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