L’établissement de nuit le « So Club », situé sur les quais de Seine à Rouen, va devoir fermer ses portes pour une durée de deux mois. C’est ce qu’a confirmé le tribunal administratif de Rouen ce samedi 20 décembre. Il considère que la décision du préfet de Seine-Maritime n’est pas « excessive ».
Le tribunal administratif de Rouen a rendu sa décision, samedi 20 décembre 2025, concernant le recours de l’établissement du « So Club », situé sur les quais de Seine à Rouen (Seine-Maritime). Il confirme l’arrêté préfectoral du 16 décembre exigeant une fermeture de l’établissement pour deux mois. Cela fait suite à des « infractions de vente d’alcool à un mineur et de vente d’alcool à des individus manifestement ivres », avait précisé la préfecture.
« Il y a de la colère »
Le juge estime que « les éléments apportés par l’exploitant du « So Club » pour remettre en cause l’exactitude matérielle de ces faits n’étaient pas suffisants […], que ces faits, qui ne sont pas isolés, sont à l’origine, par leur nature, de graves troubles à l’ordre public et qu’ils sont en relation directe avec les conditions d’exploitation et la fréquentation du « So Club ». »
Pour l’avocat de l’établissement, Me Henri de Beauregard, cette décision préfectorale paraissait infondée. Il ne comprend pas cette décision du tribunal. « L’arrêté était fondé sur deux éléments. Le premier consistant à affirmer que l’établissement aurait servi de l’alcool à une personne mineure et le deuxième que l’établissement aurait servi une personne en état d’ivresse manifeste », explique-t-il avant de poursuivre, « nous continuions à soutenir qu’aucun de ces deux éléments n’est fondé ou matérialisé ».
Une fermeture d’une durée de deux mois
« Le juge des référés en a déduit que la fermeture de l’établissement pour une durée de deux mois n’était pas excessive et qu’ainsi, il n’était pas porté une atteinte manifestement disproportionnée aux libertés d’entreprendre et du commerce et de l’industrie, qui constituent des libertés fondamentales », souligne le tribunal.
De son côté, l’avocat de l’établissement nocturne a d’ores et déjà annoncé qu’ils poursuivraient les recours juridiques.