Privés de munition en conquête, les Lyonnais ont été réduits à défendre face à des Toulousains en mode rouleau compresseur, parfaitement conduits par un Paul Graou de gala et un Alexandre Roumat de retour à son meilleur niveau au bon moment.
Les tops :
Sur le papier, le synthétique ultra-rapide de Gerland semblait fait pour lui. Ses partenaires l’ont bien aidé à briller, en confisquant tous les ballons aux Lyonnais, pour lui permettre d’animer le jeu à sa guise… Paul Graou s’est ainsi régalé face à un Baptiste Couilloud réduit à la portion congrue, jusqu’à pointer en filou un pur essai de 9 avant la pause, en profitant de la protection du poteau. Un éclair de malice bien mérité pour son abnégation à sortir rapidement les ballons, et mettre ses coéquipiers dans de bonnes conditions. À noter par ailleurs que dans ses sorties de camp, il s’est aussi montré très juste jusqu’à son remplacement par Antoine Dupont.
Toulouse s’est imposé avec le bonus offensif à Gerland, 41 à 19. C’est leur premier succès à Lyon depuis huit années. Avec cette large victoire dans une semaine mouvementée, les Toulousains restent coleaders du Top 14 avec Pau.
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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 20, 2025
- Alexandre Roumat : (7/10)
Si l’alignement lyonnais a connu autant de difficultés, il y est évidemment pour beaucoup, à l’image de ce premier ballon volé dès la 6e. Toutefois, il serait une erreur de réduire sa prestation au seul jeu aérien tant Alexandre Roumat s’est montré omniprésent au cœur des cellules d’avants toulousains, aussi bien pour distribuer les ballons que pour avancer ballon en main. Extraordinairement adroit (à l’image de cette passe de Ramos captée au ras du sol, il a eu le mérite de marquer l’essai de la victoire définitive des siens, au bout d’une longue action collective. Qu’on se le dise, à l’approche du Tournoi, Roumat revient à son meilleur niveau.
- Jiuta Wainiqolo : (7/10)
Certes, dans le camp lyonnais, les sécateurs Sam Simmonds et Théo Millet se sont démenés aux quatre coins du terrain pour stopper la machine toulousaine, et auraient mérité mention. Reste qu’une fois de plus, c’est encore Jiuta Wainiqolo qui nous a fait la meilleure impression dans le camp rhodanien, son abnégation en défense (gros plaquage sur Ramos à la 23e) ayant en outre été rehaussée par les fulgurances ballon en main dont il a le secret, à l’image de cet essai de la 48e sur lequel il exploita à merveille un dégagement manqué de Ramos, avec la complicité de Baptiste Couilloud.
Les flops :
Si son lanceur n’a pas fait preuve d’une précision à toute épreuve (lire ci-dessous), le capitaine de l’alignement lyonnais est forcément aussi responsable du déficit de son équipe dans l’exercice, pour avoir énormément peine à trouver les bonnes zones, sans jamais gêner les Toulousains sur leurs ballons. Pire, dans sa frustration, le flanker international s’est rendu coupable d’un en-avant volontaire aussi grossier qu’inutile, sur une situation sans pression très loin de sa ligne d’en-but, qui lui a logiquement valu un carton jaune (27e). Et permit à Toulouse d’amplifier sa domination…
Son apport dans le jeu courant est indéniable, à l’image de cet essai marqué dans l’axe d’un ruck en première période, ou de ce ballon chaud gratté près de sa ligne d’en-but (34e). Le hic ? Il est qu’un talonneur demeure en premier lieu jugé quant à la précision de ses lancers en touche et force est de constater qu’en première période, l’ancien racingman s’est montré imprécis à trois reprises. Permettant aux Toulousains qui n’en demandaient pas tant de mettre plus encore la main sur le ballon…
- Mathis Castro-Ferreira : (4,5/10)
Si la jeune garde toulousaine a parfaitement tenu son rang sur la pelouse de Gerland, on apportera un bémol au sujet de la prestation de Mathis Castro-Ferreira, à qui le synthétique de Gerland semblait devoir aller comme un gant, et qui a quelque peu déçu. Certes, celui-ci s’est proposé à plusieurs reprises à l’intérieure de sa charnière, mais n’a jamais semblé donner sa pleine mesure, que ce soit dans ses soutiens ou ses charges balle en main. Son remplacement relativement précoce (49e) par Léo Banos en atteste, mais aucune sanction à y voir toutefois. Les jours meilleurs arriveront vite…
Les notes de Lyon :
- 15. Martin Méliande 5/10
- 14. Jiuta Wainiqolo 7/10
- 13. Josiah Maraku 5/10
- 12. Théo Millet 6,5/10
- 11. Ethan Dumortier 6/10
- 10. Léo Berdeu 5/10
- 9. Baptiste Couilloud 5/10
- 8. Sam Simmonds 5,5/10
- 7. Liam Allen 3,5/10
- 6. Dylan Cretin 3/10
- 5. Killian Geraci 3,5/10
- 4. Théo William 4/10
- 3. Irakli Aptsiauri 4/10
- 2. Camille Chat 3,5/10
- 1. Thomas Moukoro 5/10
Les notes de Toulouse :
- 15. Thomas Ramos 5,5/10
- 14. Célian Pouzelgues 6/10
- 13. Paul Costes 6,5/10
- 12. Santiago Chocobares 6/10
- 11. Dimitri Delibes 5,5/10
- 10. Blair Kignhorn 5,5/10
- 9. Paul Graou 7/10
- 8. Alexandre Roumat 7/10
- 7. Mathis Castro-Ferreira 4,5/10
- 6. Jack Willis 5/10
- 5. Clément Vergé 6/10
- 4. Joshua Brennan 6,5/10
- 3. Joel Merkler 5,5/10
- 2. Julien Marchand 6/10
- 1. Benjamin Bertrand 6/10