Par Camille
Mutin

Publié le 21 Déc 2025 à
16:00

Sur le plateau de C à vous, Bruno
Solo a délivré un discours puissant et inspirant sur le sujet
délicat du féminisme.

Le 25 novembre dernier, en marge de la journée internationale
contre les violences faites aux femmes, ONU Femmes France a publié
une tribune, Le silence des hommes doit cesser. Plusieurs
hommes de notoriété publique ont signé, dont David Pelicot, Nagui,
Vianney ou encore Bruno Solo. Invité par RMC,
le comédien
a expliqué son engagement : « C »est à nous, les
hommes, de changer nos comportements et de nous bagarrer avec les
femmes, à leurs côtés, nos amies, nos mères, nos soeurs, nos
épouses, et d’avancer en même temps. » Bruno Solo est très
investi dans la cause féministe, et prouve son intelligence et sa
connaissance du sujet. Sur le plateau de C à vous,
l’acteur a frappé fort. On vous dit tout.

Napoléon : un point
culminant du patriarcat

Cette semaine, Bruno Solo était l’invité de C à vous.
Une occasion pour l’artiste de revenir sur son engagement féministe
: « Napoléon n’est pas l’unique responsable de la mysoginie et
du patriarcat, mais il l’a codifié. Au travers du Code Civil, il a
codifié une certaine idée du patriarcat, de la toute-puissance
masculine (…) On a grandi dans cette idée extrêmement puissante
du patriarcat tout-puissant, qui concerne pas mal de pays, mais
qui, en France, a fait des ravages. On connaît les chiffres de
nombre de féminicides depuis le début de l’année, et l’année n’est
pas encore terminée. » Bruno Solo invite (pouse fortement) les
hommes à s’investir davantage. On vous en dit plus.

Bruno Solo : « Il
s’agit d’être sur la même ligne »

Toujours sur le plateau de C à vous, Bruno Solo
poursuit : « Comme le disait Giulia Foïs dans son livre
remarquable, elle dit : ‘Pas tous les hommes, mais à chaque fois un
homme’ (…) 97% des agressions, ce sont des hommes sur des femmes.
Je me bagarre depuis très longtemps là-dessus. Il ne s’agit pas
d’être devant, d’être en retrait, il s’agit d’être sur la même
ligne, à côté des femmes, et de se bagarrer (…) Pour être digne
d’être un être humain, il saut s’engager sur ces combats là, parce
que c’est le combat pour l’autre partie de l’humanité, les femmes,
qui est la partie la plus martyrisée dans le monde. » L’artiste
conclut par une phrase très puissante : « Dans certains pays, on
meurt de naître femme. » Un engagement admirable et
nécessaire.