Les tops 

Enciso trouve enfin de l’efficacité

L’attaquant strasbourgeois, dont la confiance semble intouchable, n’a pas toujours convaincu depuis le début de saison. Dribbleur fou, en perpétuelle position de frappe dans les trente derniers mètres, il a parfois eu des allures d’aspirateur à ballon. Depuis deux matches cela dit, le Paraguayen montre qu’il n’est pas qu’un joueur technique. Déjà buteur face à Breidablik, en Ligue Conférence, il a récidivé à la 26e, face à Dunkerque, ce dimanche. 

Barco entre le très bon et le moins bon

Le maître à jouer du Racing a été décisif par deux fois contre Dunkerque. Il est d’abord l’auteur d’une passe décisive brillante à destination d’Enciso (26e). Puis d’un coup-franc parfaitement frappé pour Doukouré, dont la tête a donné de l’air aux Strasbourgeois (2-0, 40e).

C’est évidemment suffisant pour intégrer nos tops, d’autant qu’un troisième caviar aurait pu lui être accordé si le but d’Omobamidele n’avait pas été invalidé (63e). Cela dit, l’Argentin a par ailleurs pu agacer. Comme sur des contrôles orientés inutiles manqués, et des mauvais choix de passes, à l’image de cette contre-attaque gâché à la 35e.

Qui était le joueur le plus technique sur le terrain ce dimanche à la Meinau ? Probablement Barco, Enciso ou Godo, si on se fie au talent des trois joueurs. Toutefois, certains attaquants dunkerquois pourraient très bien s’inviter au débat. Il y a d’abord eu Zossou, dont la rapidité et la faculté de démarquage ont longtemps gêné Högsberg et Ouattara sur l’aile gauche.

Il y a eu ensuite Yassine, insaisissable. Les dribbles de l’ailier droit ont fini par perdre Moreira, qui a dû concéder un pénalty (52e). Entré en cours de jeu, Essimi a aussi déstabilisé la défense strasbourgeoise, à l’image de sa percée spectaculaire à la 75e.

Les flops

Une entame encore manquée…

C’est un mal assez récurrent au stade de la Meinau. Le Racing Club de Strasbourg est un adepte du round d’observation. Contre Dunkerque, ça a failli mal tourner. Tirant profit du manque d’intensité mis par les Alsaciens, les Nordistes ont eu quelques occasions de prendre les commandes de la partie. Ca n’a pas été le cas. Mais le manque de prise d’initatives des Bleus durant les vingt premières minutes de la rencontre leur a valu les sifflets d’une partie du stade de la Meinau. A juste titre.

… une fin de match aussi

Avec beaucoup de courage et de qualité technique, Dunkerque aurait bien pu égaliser en fin de match. Les pensionnaires de Ligue 2 ont maîtrisé les trente dernières minutes. Les Alaciens ont été débordés par la fougue et l’envie débordante des Nordistes… mais ils ont tenu bon.

La base arrière-droite a souffert

Liam Rosenior avait choisi de mettre en place un système offensif (3-4-3). On ne peut pas dire que ça n’a pas porté ses fruits. Cela dit, un peu désorganisée, la défense strasbourgeoise a essuyé quelques frayeurs. Surtout sur le côté droit, où Högsberg et Ouattara ont eu tout le mal du monde à contrôler Aristide Zossou, l’ailier gauche dunkerquois. Dans le couloir gauche, malmenés par Yassine en deuxième mi-temps, Chilwell et Moreira n’ont pas été beaucoup plus en réussite.