Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine 2025 avait été destitué de son titre après avoir dénigré d’autres candidates du concours Miss France.
Elle n’avait pas pris la parole depuis le début de la polémique. Aïnhoa Lahitetes, désormais ex-Miss Aquitaine 2025, s’est confié ce samedi 20 décembre au journal Sud-Ouest. Dans une longue interview, elle revient sur le « bad buzz » qui lui a coûté son titre, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo la montrant, aux côtés de Miss Provence, tenant des propos insultants à l’encontre des autres candidates à Miss France.
« C’était une grosse erreur, que je regrette profondément », explique la jeune femme de 19 ans. « Cette vidéo était destinée à un cercle privé et j’ai été trahie. Elle a été envoyée à un groupe de filles qui m’avaient harcelée au lycée et qui l’ont transmise de manière malveillante à un blogueur très connu pour les polémiques », a-t-elle précisé.
La vidéo en question a été publiée lors de la soirée d’élection de Miss France, le samedi 6 décembre, par l’influenceur Aqababe. On y voit Aïnhoa Lahitete affirmer : « Désolée, mais qu’est-ce que c’est que ce Top 12 ? Je ne veux pas faire ma rageuse mais… C’est quoi ce Top 12 s’il vous plaît ? Allô la Terre ». Puis Miss Provence, Julie Zitouni, surenchérir : « Toutes des grosses putes ». Avant que sa camarade la reprenne : « Pas toutes. Mais beaucoup ». À l’évidence, les deux candidates n’avaient pas été retenues parmi les douze finalistes.
« M’être filmée comme ça, c’était très bête », admet Aïnhoa Lahitetes. « On était toutes déçues, après un mois intense, où on ne dort pas beaucoup. Le staff de Miss France nous a dit qu’on pouvait relâcher la pression, on l’a peut-être trop pris à la lettre… C’est comme une réaction à chaud après un match de rugby. C’est débile », explique-t-elle dans Sud-Ouest.
Trois jours après cet incident, les comités Miss France a annoncé retirer leurs titres à Miss Aquitaine 2025 et Miss Provence 2025. « Nous tenons à souligner que Julie et Ainhoa ont présenté des excuses publiques, ainsi qu’aux candidates concernées, et nous en prenons acte. Néanmoins, la gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre », a-t-il indiqué.
« Je ne sors plus, j’ai peur, j’ai honte »
Les comités ont toutefois rappelé qu’« aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux », alors que les deux jeunes femmes faisaient face à une vague de cyberharcèlement. « J’ai subi un énorme cyberharcèlement », a confirmé ce samedi Aïnhoa Lahitete, expliquant avoir reçu des menaces de mort sur Instagram et avoir déposé plainte.
« Tout ça m’a éteint », avoue l’ex-Miss Aquitaine, originaire d’Hendaye. « Je ne sors plus, j’ai peur, j’ai honte. Heureusement que j’ai le soutien de mon entourage proche dans cette épreuve, ma famille, mon copain, mes amis. »
Elle confie également avoir reçu le soutien de Miss France 2025, Angélique Angarni-Filopon, qui a elle aussi été confrontée au cyberharcèlement, ainsi que celui de plusieurs autres candidates à l’élection de Miss France 2026 : « Les gens ne vont peut-être pas le croire, mais les filles de la promo ne m’en veulent pas, alors que c’est elles qui devraient m’en vouloir. »
De son côté, l’ex-Miss Provence Julie Zitouni a repris la parole ce samedi sur son compte Instagram. Après avoir présenté ses excuses, elle semble désormais vouloir aller de l’avant et tourner la page. « Les mots extérieurs comptent peu. Nous savons, elles et moi, ce que nous avons partagé », a-t-elle écrit en accompagnement d’une vidéo retraçant son aventure aux côtés des autres Miss. « Partager ces images, c’est refermer ce chapitre avec douceur et gratitude », ajoute-t-elle, estimant que « nous avons toutes gagné ».