Un père Noël gonflable de 8,50 mètres a semé la discorde dans un quartier résidentiel du Colorado. Sommée de le retirer par le syndic, une mère de famille a tenu bon, soutenue par ses voisins, jusqu’à faire plier l’association de propriétaires.

Impossible de le manquer. Dans un quartier résidentiel de Severance, petite ville du Colorado située à une heure de Denver, un père Noël gonflable de 8,50 mètres de haut domine les maisons alentour, dépassant même les toits. Une décoration spectaculaire dont la taille a rapidement attiré l’attention… et déclenché la colère du syndic de copropriété.

À l’origine de cette installation hors normes, Dora Flores, mère de famille, qui assume pleinement son choix. « Nous avons économisé toute l’année pour pouvoir l’acheter », explique-t-elle aux médias locaux dont UPI. Loin d’être une nuisance selon elle, le géant rouge et blanc est devenu une curiosité du voisinage : « Des automobilistes s’arrêtent pour prendre des photos avec leurs enfants. »


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Mais l’enthousiasme a été de courte durée. Peu après la mise en place de la décoration, la famille a reçu un courrier de Fromm and Company, l’organisme chargé de gérer la copropriété. Le message est sans détour : le père Noël est jugé trop imposant et doit être retiré immédiatement, sous peine de sanctions financières.

«Je n’ai aucune raison de l’enlever»

Dora Flores conteste toutefois la décision. Selon elle, le règlement de l’association des propriétaires ne fixe aucune limite précise concernant la hauteur des décorations saisonnières. Refusant de céder, elle décide de maintenir son père Noël en place.

Un bras de fer qui va rapidement dépasser le cadre familial. Plusieurs voisins prennent fait et cause pour la famille Flores. Certains contactent directement le syndic, d’autres expriment leur soutien sur les réseaux sociaux. Un riverain, Cody Bowden, choisit même la provocation bon enfant en installant à son tour un père Noël gonflable sur sa pelouse. « Je n’ai aucune raison de l’enlever. Je ne vois rien de choquant là-dedans », affirme-t-il.

Face à cette mobilisation inattendue, le syndic finit par faire marche arrière. Quelques jours plus tard, Dora Flores reçoit un appel de la direction de l’association des propriétaires. « Ils se sont excusés et nous ont expliqué qu’il s’agissait d’une erreur. Nous avons finalement l’autorisation de garder le père Noël », se réjouit-elle, à quelques jours de Noël.