Une manifestation pour dénoncer l’insécurité dans les rues du Nigeria, organisée par le syndicat Nigeria Labour Congress, à Lagos, le 17 décembre 2025. Une manifestation pour dénoncer l’insécurité dans les rues du Nigeria, organisée par le syndicat Nigeria Labour Congress, à Lagos, le 17 décembre 2025. SUNDAY ALAMBA / AP

Vingt-huit personnes ont été enlevées, dimanche 21 décembre, alors qu’elles se rendaient à une fête musulmane dans le centre du Nigeria. « Dans la soirée du 21 décembre, des hommes armés ont enlevé 28 personnes, dont des femmes et des enfants, alors qu’elles se rendaient à un rassemblement pour Maouloud », près du village de Zak, dans l’Etat du Plateau, selon un rapport de sécurité préparé pour les Nations unies et consulté lundi 22 décembre, par l’Agence France-Presse (AFP).

Le groupe se rendait à cet événement marquant la naissance du prophète Mahomet lorsque leur véhicule a été « intercepté », précise le rapport, ajoutant que la police avait ouvert une enquête. Sollicitée par l’AFP, la police de l’Etat du Plateau n’a pas immédiatement répondu.

Cet enlèvement s’est produit le jour de la libération de 130 élèves, derniers d’un groupe de 250 enfants enlevés il y a un mois dans une école catholique au nord du pays.

Lire aussi | Au Nigeria, 130 élèves kidnappés dans une école catholique libérés et remis aux autorités

Lire plus tard

Une recrudescence des kidnappings

Depuis novembre, le Nigeria fait l’objet d’une hausse d’attaques. Le pays le plus peuplé d’Afrique, avec environ 230 millions d’habitants, est confronté à de multiples problèmes de sécurité, des djihadistes dans le Nord-Est aux gangs criminels de droit commun dans le Nord-Ouest.

L’ONU a mis en garde contre une « recrudescence des enlèvements de masse », impliquant régulièrement des écoliers. D’autres personnes ont été ciblées dans des lieux de culte lors d’enlèvements distincts.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Nigeria, les enlèvements à répétition mettent le gouvernement sous pression

Lire plus tard

L’un des premiers enlèvements de masse à avoir attiré l’attention internationale remonte à 2014, lorsque près de 300 filles avaient été arrachées à leur internat dans la ville de Chibok, au nord-est, par les djihadistes de Boko Haram.

Depuis, le phénomène des enlèvements contre rançon s’est « consolidé en une industrie structurée et à but lucratif » qui a récolté environ 1,66 million de dollars (1,40 million d’euros environ) entre juillet 2024 et juin 2025, selon un récent rapport de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Nigeria, le banditisme « marque le recul d’un Etat incapable d’exercer son mandat de monopole de la violence »

Lire plus tard

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu