Dans la continuité des changements opérés pour unifier le réseau sous la marque IDFM, en effaçant peu à peu les marques des opérateurs historiques, ce changement sera audible dès la mi-janvier.
Ces quelques notes de musique rythmaient le quotidien des usagers des transports parisiens depuis 2005. Le jingle de la RATP, qui précède les annonces en station ou à bord des trains, métros, trams et bus, va tirer sa révérence en 2026, indique Île-de-France Mobilités (IDFM) au Figaro, confirmant une information de L’Informé et du Parisien .
L’autorité organisatrice des transports dans la région capitale poursuit depuis plusieurs années l’unification du réseau de transport, d’autant plus nécessaire que les lignes sont progressivement ouvertes à la concurrence. Signalétique, couleur des bus et des trains, tenue des agents… Les opérateurs (RATP, SNCF, Transdev…) sont priés de se mettre au diapason et de s’effacer au profit des couleurs blanc et bleu d’IDFM.
Un jingle déjà disponible en ligne
«Dans ce cadre, nous allons progressivement déployer une identité sonore unifiée pour tout le réseau pour les annonces», confirme IDFM. «Conçue et réalisée par la maison de production sonore Chez Jean», cette nouvelle signature audio «a été sélectionnée par un jury composé de représentants d’Île-de-France Mobilités, de la RATP, et de Transilien SNCF Voyageurs». Son déploiement commencera mi-janvier et s’étalera jusqu’en juillet 2026.
La nouvelle identité sonore semble déjà en ligne sur le site de l’agence Chez Jean, mais IDFM n’a pas confirmé qu’il s’agissait du projet final. La «java réinventée», qui était jouée sur la partie du réseau opérée par la RATP, datait quant à elle de 2005 et avait été «reliftée une première fois en 2014, et une nouvelle fois en 2023», indique l’agence Sixième Son.
Nostalgie
«Notre objectif est de mettre en place un réseau de transport unique dans toute la région, afin de faciliter la vie des usagers», explique IDFM pour justifier le déploiement d’«une marque unique sur tout le réseau». «Cela se traduit par le déploiement d’une tarification unique, du déploiement de la marque sur les matériels roulants, d’une charte unique ou encore de la tenue des agents dans les délégations de service public.»
Des changements parfois difficilement acceptés par les usagers. Si certains sont nostalgiques de voir des pans entiers de l’histoire des transports parisiens balayés, d’autres critiquent une baisse de qualité, notamment sur la signalétique. Pour ne froisser aucun opérateur, IDFM a en effet choisi de repartir à zéro avec une nouvelle charte, parfois jugée moins lisible que celle, très travaillée, de la RATP, qui avait même créé sa propre police d’écriture.