À la veille de Noël, les villages de Saint-Nicolas attirent toujours autant de visiteurs à Nancy. De la place Charles-III, au pied de l’église Saint-Sébastien, jusqu’à la place de la Carrière, aux abords du Palais du Gouverneur et de la place Stanislas, l’affluence est bien au rendez-vous. Mais alors que l’événement touche bientôt à sa fin , l’heure est venue de dresser un premier bilan.
Une belle diversité d’artisans place Charles-III
Très fréquentée, la place Charles-III séduit par la richesse de son offre artisanale. Parmi la soixantaine de chalets, les visiteurs peuvent flâner entre bougies, pierres de bien-être, cheminées de table ou encore objets décoratifs.
Une vitrine appréciable du savoir-faire artisanal, qui donne du sens à la balade. La présence de stands de restauration permet par ailleurs de prolonger l’expérience sur place, dans une ambiance conviviale.
Le retour de la patinoire naturelle place de la Carrière
Annoncé par la mairie en novembre , le retour de la patinoire en glace naturelle est l’une des bonnes surprises de cette édition.
L’an passé, la version synthétique n’avait pas convaincu tous les usagers. Cette année, l’installation coche plusieurs cases : l’eau utilisée provient du recyclage de celle de la piscine des Deux-Rives, évitant ainsi le recours à l’eau potable.
Le système repose également sur un dispositif de refroidissement économe en énergie, comme l’indiquent les panneaux explicatifs sur site. Une initiative à la fois ludique et responsable, qui mérite d’être saluée.
Des tarifs de restauration discutables
Impossible de passer à côté des incontournables de l’hiver : vin chaud, churros ou crêpes.
Nous avons donc testé plusieurs stands sur les différents sites. Verdict : l’estomac est comblé, mais l’addition peut vite grimper.
Comptez 5 € pour une crêpe à la pâte à tartiner avalée en quelques bouchées, ou encore 7 € pour huit churros.
En ajoutant une boisson chaude et un sandwich, la facture se rapproche de celle d’un restaurant… sans table ni sanitaires à disposition.
La comparaison avec d’autres villes interroge : à Metz, par exemple, le verre de vin chaud de 25 cl est proposé à 3,50 €, contre 5 € à Nancy. Sans nourrir de rivalité inutile, une réflexion sur les prix pourrait permettre de préserver le caractère populaire de l’événement.
Des festivités trop concentrées au centre
Sur le papier, les villages de Saint-Nicolas semblent s’étendre largement dans la ville.
Dans les faits, le parcours reste très concentré : de la place Charles-III à la porte de la Craffe, en passant par la place de la Carrière, Vaudémont et Saint-Epvre.
Des lieux importants comme la gare, le parc de la Pépinière, la porte Saint-Nicolas ou la cour Léopold auraient pu être intégrés à la fête.
Nancy regorge d’espaces chargés d’histoire et d’ambiances variées qui pourraient renforcer encore la magie de Saint-Nicolas et mieux répartir les animations.