Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions visant cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech, dont l’ancien commissaire européen, le Français Thierry Breton.

lire plus tard

Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo

Sans paiement. Sans abonnement.

Fermer la fenêtre d’activation des notifications France Info

créer votre compte

se connecter

:

Fermer la fenêtre de présentation

Publié le 24/12/2025 18:37

Temps de lecture : 1min

Anne Le Henanff, ministre chargée du numérique, le 20 novembre 2025 (DAMIEN MEYER / AFP)

Anne Le Henanff, ministre chargée du numérique, le 20 novembre 2025 (DAMIEN MEYER / AFP)

« La réponse qui sera apportée, s’il y en a une – elle n’est pas de mon niveau – sera collective et européenne », affirme mercredi 24 décembre sur franceinfo Anne Le Henanff, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique.

Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions visant cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech, dont l’ancien commissaire européen, le Français Thierry Breton, qui se voient interdits de séjour sur le sol américain.

Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, Thierry Breton avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques.

Des régulations jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression. « Le DSA a été démocratiquement composé, puisque les 27 membres ont choisi de l’appliquer dans chacun de leur pays et au niveau européen », insiste Anne Le Henanff.

« C’est un règlement qui est décidé par les Européens pour les Européens », rappelle la ministre. « C’est un texte que nous avons collectivement souhaité pour nous protéger des dérives et des risques que nous rencontrons parfois sur les grandes plateformes ou les moteurs de recherche, quelle que soit leur origine », ajoute-t-elle.

« On décide que chaque Etat, chaque entité, chaque entreprise qui décide de venir s’implanter sur le territoire européen, respecte nos règles », rappelle-t-elle.