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Koh Lanta, Les Marseillais mais aussi Mariés au Premier regards… Louise Martin est une télévore qui essaye, à ses heures perdues, de refaire les gâteaux qu’elle admire devant le Meilleur Pâtissier… mais elle ne risque pas de gagner le tablier bleu ! Les réseaux sociaux n’ont pas de secret pour elle, les derniers scoops, les dernières émissions, elle les connaît tous.
Pendant six ans, Amélie Bitoun a vécu sous la menace d’un homme persuadé d’entretenir avec elle une relation amoureuse… Comme le révèle le « Parisien », la justice a reconnu son harceleur irresponsable pénalement et a ordonné son hospitalisation sous contrainte, mettant un terme provisoire à un calvaire marqué par la peur et l’angoisse pendant de trop nombreuses années.

Une ex-chroniqueuse de Touche pas à mon poste persécutée un érotomane : « Je ne dormais plus la nuit »
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Pendant six longues années, Amélie Bitoun a vécu sous la menace constante d’un homme persuadé, à tort, d’entretenir avec elle une relation amoureuse… Comme le révèle le Parisien, le tribunal judiciaire de Paris a reconnu mardi 23 décembre 2025 cet homme irresponsable pénalement, ordonnant son hospitalisation sous contrainte à l’issue de la peine de prison qu’il purge déjà. Une décision judiciaire qui met provisoirement un terme à ce que l’ancienne chroniqueuse de Touche pas à mon poste et amie de Cyril Hanouna décrit comme « six ans d’enfer ».
Tout commence en 2019. Depuis le sud de la France, un homme de 35 ans, sans emploi, développe une conviction délirante… il serait en couple avec Amélie Bitoun. Atteint d’érotomanie, il multiplie appels, messages et menaces. Selon le rapport d’un expert psychiatre cité par le Parisien, son discernement était aboli au moment des faits, en raison d’un trouble psychiatrique relevant du spectre de la schizophrénie. Malgré trois condamnations antérieures pour des faits similaires, le harcèlement ne cesse pas. En octobre dernier, l’angoisse atteint un seuil critique… Amélie Bitoun alerte la police car son harceleur, qui vit vers Carcassonne, est aperçu dans son quartier parisien. Il l’appelle à de nombreuses reprises pour la menacer et lui signaler sa présence.
« Quand il est loin c’est une chose, mais quand je sais qu’il est à deux rues de chez moi, ça prend une autre dimension », a-t-elle confié au tribunal, citée par le Parisien. Interpellé à une terrasse, l’homme explique attendre « sa compagne, Amélie ». Son téléphone a alors révélé un itinéraire menant à l’adresse exacte de l’animatrice, située à quelques pas. À l’audience, le prévenu minimise les faits. « J’avoue que j’ai un peu forcé, mais je l’ai seulement draguée », a-t-il affirmé. Quant aux menaces de mort, de viol ou « d’égorgement », il les a ainsi balayées : « C’est parce que j’étais amoureux d’elle, par jalousie. » Une défense que la procureure a sèchement démontée : « Vous avez terrorisé une femme. »
En février 2025, la victime a recensé 203 appels en un seul mois… L’ampleur du délire apparaît lorsque la mère du harceleur contacte directement la victime. « Sa mère m’a téléphoné car elle pensait que j’avais une relation avec son fils », a raconté Amélie Bitoun. Elle découvre alors que la chambre de l’homme est tapissée de photos et d’affiches la représentant et d’avouer que « Ça m’a fait froid dans le dos ». Déjà incarcéré après la révocation d’un sursis pour violation de l’interdiction de contact, l’homme devra purger sa peine avant son hospitalisation forcée.
Un apaisement encore fragile pour Amélie…
Le tribunal a également prononcé une interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant dix ans et une interdiction de paraître à Paris. Pour Me Ludovic Elbaz, avocat d’Amélie Bitoun, l’essentiel demeure la protection. « Rien n’arrête ce monsieur », a-t-il insisté, rappelant les expertises psychiatriques successives et parfois contradictoires. « La seule chose que l’on peut conclure aujourd’hui, c’est qu’il faut protéger Mme Bitoun », a-t-il terminé. Depuis l’incarcération de son harceleur, Amélie Bitoun respire à nouveau et a avoué : « Je ne dormais plus la nuit. » Mais, la prudence reste de mise et comme le soulignent nos confrères du Parisien, l’homme a déjà connu des hospitalisations sans que cela n’empêche la reprise des faits…