« La nouveauté intéresse toujours », lâche un commerçant du Village du Gouverneur.

Dernier arrivé parmi les Villages de la Saint-Nicolas , celui du Gouverneur répond à un appel à projet mené par la municipalité de Nancy. « Il y avait la volonté d’animer la place de la Carrière », souligne Thomas Souverain, adjoint au maire de Nancy, délégué aux grands événements.

L’exploitant du marché avait été choisi pour sa proposition de chalets aux couleurs typiques des grilles Jean Lamour, qui respecte le cadre patrimonial, critère exigé par l’appel d’offres. Ainsi que pour son choix de restaurateurs locaux. Sollicité, Jean-Sébastien Bertran, porteur du projet n’a pas souhaité s’exprimer.

La convivialité au rendez-vous

Depuis le 21 novembre, ce petit marché situé au pied du palais du gouvernement « est un vrai succès ». Grâce à sa proximité avec la patinoire et la grande roue, le passage des visiteurs y est constant.

Côté restauration, Marjolaine Hollner et Paul Blin, deux amis et anciens collègues, se sont réunis autour d’un concept éphémère pour l’occasion. Ils y proposent des spécialités culinaires montagnardes. « Entre restaurateurs, on se fait goûter nos spécialités, on papote, on boit un verre », racontent-ils, illustrant l’esprit convivial qui règne entre les exposants.

À l’heure du déjeuner, cinq collègues se retrouvent pour prendre un verre de vin blanc et des escargots : « L’essentiel est de passer un moment festif ensemble. »

À quelques tables de là, deux amies se sont donné rendez-vous « juste pour le repas. » Leur choix s’est porté exclusivement sur le Village du Gouverneur pour son offre culinaire « diversifiée et moins conventionnelle » : une focaccia à la crème de truffe et à la mozzarella pour l’une, une autre aux figues, noix et gorgonzola. Toutes deux apprécient également l’espace central, chaleureux et propice aux bavardages.

De nouvelles ambitions pour ce village

Si le marché est animé tout au long de la journée, l’affluence est particulièrement marquée en soirée. Les familles viennent y savourer un verre de vin chaud, pendant que leurs enfants s’amusent à la patinoire, avant de se retrouver pour une collation autour des tonneaux et des tables en bois.

Cette atmosphère festive devrait se poursuivre jusqu’au 4 janvier, date à laquelle les chalets quitteront la place. Avant de revenir l’année prochaine, avec « l’ambition d’investir un autre espace, davantage dédié aux artisans », confie Thomas Souverain : celui situé entre la patinoire et la grande roue.