Par Bruno Bernard / cagnes-sur-mer@nicematin.fr
Et de cinq ! Après Anne Sattonnet (LR/Nouvelle Énergie), Patrick Scalzo (SE), Jean-Louis Fiori (gauche et écologie) et Régis Lebigre (maire sortant, divers droite), Catherine Yot est la cinquième à annoncer qu’elle présentera une liste aux élections municipales des 15 et 22 mars pour Vence. La conseillère municipale entre 2014 et 2020 promet « une équipe de tous bords et tous âges très investis », avec l’ambition de « réveiller Vence et l’accompagner ».
L’assistante ophtalmologue revendique son ancrage vençois et son indépendance. « La vie locale dépasse les clivages », dit-elle après avoir quitté le Rassemblement national en 2019 « avec lequel je ne partageais plus la même vision au niveau national ».
Localement, le mandat écoulé a souffert d’un manque d’écoute et de transparence estime Catherine Yot : « Le citoyen vençois n’est pas réellement informé, il doit reprendre sa place dans la maison commune, les quartiers sont oubliés. »
Élue, elle engagerait un audit des projets municipaux dans les cent premiers jours avec en ligne de mire l’îlot 2 du projet Chagall : « Je m’y suis opposée dès 2014, la situation est préoccupante sur le plan juridique et financier. » Son premier acte consisterait à « réunir tous les acteurs concernés sans exclure aucune option : contentieux, compromis ou transformation du projet, je consulterai les Vençois ».
« L’hiver, on va plutôt à la neige »
Catherine Yot est très critique sur le projet de couverture de la piscine : « A-t-on besoin d’une piscine à 8 millions ? À mon avis non, et l’hiver on va plutôt à la neige. » Elle défend une rénovation « plus pragmatique et modeste, estivale, familiale, conviviale, estimée à 2 millions d’euros. »
Sur le projet de halles gourmandes retardé par une découverte archéologique, elle plaide en faveur d’une étude avec la direction régionale des Affaires culturelles doublée d’une consultation des commerçants. « Personnellement, je n’irai pas faire mes courses au-dessus de ça », grince-t-elle.
La candidate dresse un constat sévère sur la propreté, les incivilités, la circulation et le stationnement. Sans oublier « la sécurité, un sujet évidemment essentiel. » Elle veut une étude de circulation et l’aménagement de parkings relais « Ce n’est pas par quartier qu’il faut réfléchir, mais avec une vision de la ville par le haut. »
« Je préfère perdre que fusionner »
Concernant les navettes gratuites, Catherine Yot appelle à « maîtriser les finances, rien n’est gratuit » et privilégie un « passeport sur l’ensemble des services, modulé selon les revenus. » Sur le logement social, elle dénonce une approche stigmatisante, citant le remplacement des portes d’immeubles par des modèles identifiables, et prône une action sur l’existant avec la modulation des hauteurs et les dispositifs d’aide. « Ce sont des logements, point. Arrêtons d’étiqueter les gens. »
Enfin elle évoque les débats sur la Métropole : « il est impossible d’en sortir depuis 2023, je travaillerai donc avec son futur président sans état d’âme mais vigilante sur les contreparties ». Et prend un engagement : « Il n’y aura pas de fusion entre les deux tours de scrutin. Je préfère perdre que fusionner. »