Le phénomène français de 21 ans revient sur la victoire 130-110 des Spurs sur le Thunder, mardi, au Frost Bank Center.
Et de deux. Comme en demi-finale de la NBA Cup, à Las Vegas, mi-décembre, les Spurs ont disposé d’Oklahoma City (130-110) mardi, au Frost Bank Center. «C’était sûrement un très bon match à suivre. On était concentrés. On est différents de la plupart des autres équipes, notamment sur le plan défensif», souligne Victor Wembanyama, en conférence de presse d’après-match, mettant en avant l’abnégation de son équipe. «C’est plus facile d’être motivés à faire les efforts quand ils paient et que vous remportez ce genre de match, c’est une inspiration de voir d’autres gars faire ces efforts, des choses qui ne se voient pas sur la feuille de statistiques. Le staff et moi-même essayons de mettre en avant ce genre d’efforts», jure-t-il encore.
Et de poursuivre : «Sur le parquet et en dehors, on s’entend tous très bien. On prend beaucoup de plaisir et c’est simple d’être dans le flow de cette équipe parce que les efforts paient. C’est contagieux et on doit faire en sorte que ce le soit encore plus, prendre du plaisir à jouer ce genre de match, faire les efforts».
Ça veut dire quelque chose, c’est sûr.
Victor Wembanyama
Grâce à cette victoire, San Antonio est plus que jamais deuxième au classement de la Conférence Ouest, seulement devancé par le Thunder, champion sortant. Une victoire en forme de message au reste de la ligue nord-américaine et à OKC. «Ça me fait aussi me dire qu’on est bien meilleurs qu’au début de la saison. On peut encore progresser. Il faut encore quelques victoires pour les rattraper mais ça veut dire quelque chose, c’est sûr. (…) Le but reste le même, aller en play-offs sans passer par le play-in. On ne saute pas les étapes. Maintenant, on peut viser de plus en plus haut parce qu’on coche les cases. On doit encore gagner en régularité. Mais on coche les cases et maintenant, on peut viser le haut de la Conférence», assure-t-il.
NBA : au septième ciel, Victor Wembanyama et les Spurs écrasent OKC et envoient (encore) un message
C’est d’autant plus prometteur que «Wemby» n’a disputé que 23 minutes en sortie de banc mardi soir, terminant avec 12 points et 5 rebonds. Fin de série après 101 matchs avec au moins un contre. À quoi ressembleront les Spurs quand il n’aura plus de limitation de temps de jeu ? «Le calendrier est tellement intense que je ne me projette pas trop. On pense au prochain match. Plus mes minutes augmenteront, plus j’en voudrais, j’ai faim», sourit-il, lui qui sort du banc depuis son retour au jeu après 12 matchs d’absence (mollet).
Rappelons que Wembanyama, 21 ans, a aussi eu la douleur de perdre sa grand-mère ces derniers jours, juste avant la défaite de San Antonio en finale de NBA Cup face à New York (défaite 113-124) : «C’est plus difficile en étant loin de la France. Si ça impacte mes performances, c’est dur à dire… En revenant en arrière, tout peut se passer différemment. On ne sait pas de quoi est fait le futur. C’est spécial mais il faut toujours jouer avec des contraintes. Celles-là sont plus importantes pour moi, c’est sûr, mais on fait avec…».
Tacle à Chet Holmgren
Pour ce qui est de la rivalité naissante avec OKC, Victor Wembanyama n’est… pas totalement convaincu. «Je ne sais pas… Ça doit venir naturellement. Je n’ai pas dit que c’est impossible que ça arrive dans le futur. J’espère que ce sera le cas bientôt. Mais on s’en rapproche», glisse-t-il. À quoi reconnaît-on une vraie rivalité ? «La salle est pleine, l’énergie est différente, physicalité de la première à la dernière minute… C’est dur à décrire, mais c’est comme quand le PSG affronte l’OM en France par exemple (sourire). C’est une vraie rivalité. Ça se construit sur le temps, ça ne s’invente pas comme ça. Ça reste une belle opposition», analyse-t-il. Pour ce qui est de sa prétendue rivalité avec le géant (2,16m) du Thunder Chet Holmgren en revanche, c’est clair et net : «Ce n’est pas le cas, pas sportivement, il n’y a pas photo». L’intéressé appréciera…
Oklahoma City et San Antonio se retrouveront dès jeudi (20h30, beIN SPORTS), dans l’Oklahoma cette fois, pour le troisième duel de la saison entre les deux meilleures équipes de l’Ouest. «Ils seront très concentrés, sans doute plus que jamais. C’est une équipe pleine de ressources, mais on sera là», lâche Wembanyama, décidé à enfoncer le clou et encore marquer les esprits.