L’homme de 69 ans harcelait ses victimes au titre de la « charité chrétienne ». Lui et sa femme ont extorqué quelque 230 000 euros aux prêtres ciblés.

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Publié le 26/12/2025 13:54

Temps de lecture : 2min

Des prêtres victimes d'extorsion de la part d'un couple de sexagénaires à Paris. Photo d'illustration. (SPEICH Frederic / MAXPPP)

Des prêtres victimes d’extorsion de la part d’un couple de sexagénaires à Paris. Photo d’illustration. (SPEICH Frederic / MAXPPP)

Un couple soupçonné d’avoir escroqué pendant plusieurs années des prêtres parisiens a été arrêté et placé sous contrôle judiciaire, a appris vendredi 26 décembre franceinfo auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. Les mis en cause sont poursuivis pour escroquerie au préjudice de personnes vulnérables et de recel de biens provenant d’une escroquerie aggravée. Selon une source proche du dossier, plus d’une trentaine d’ecclésiastiques ont pu être victimes des deux suspects, qui seront jugés en juin 2026. Le préjudice est estimé à 230 000 euros.

C’est sur la base d’un signalement du diocèse que les enquêteurs ont remonté la piste d’un homme de 69 ans, déjà connu des services de police, et de son épouse, a appris franceinfo de source proche du dossier. L’homme est soupçonné d’avoir, pendant au moins cinq ans, correspondu avec près d’une trentaine de prêtres pour leur soutirer de l’argent. Le mis en cause avait réussi à se procurer les coordonnées des ecclésiastiques ciblés et leur écrivait principalement des lettres, parfois jusqu’à quatre par semaine. Moins fréquemment, il s’est adressé à eux par téléphone, voire dans certains cas rares, il est allé sonner directement à leur porte.

L’homme prétendait être dans une situation difficile, relatant des soucis financiers ou de santé, et jouait sur la corde de la « charité chrétienne ». Toujours selon une source proche du dossier, il mettait en place une stratégie de harcèlement pour obtenir de l’argent de ses victimes. Au total, le préjudice est estimé à 230 000 euros.

L’homme a été interpellé il y a une quinzaine de jours et déféré avec sa femme à l’issue de sa garde à vue, a indiqué le parquet de Paris, qui précise qu’ils seront jugés le 8 juin 2026 à Paris. Dans l’attente de l’audience, ils sont placés sous contrôle judiciaire avec, notamment, l’interdiction de recevoir, rencontrer ou entrer en contact de quelque façon que ce soit avec les victimes. L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne.