CRITIQUE – Des portraits de célébrités aux reportages exotiques, cette autodidacte venue à la photo après son divorce a laissé une œuvre dense mais méconnue.

Nager, plonger, sauter, jouer, bronzer… Les premières photos que prend Denise Bellon lorsqu’elle débute dans le métier sont un hymne à la joie de vivre. Obligation de sourire et de bouger devant son objectif. Cela tombe bien, dans ces années 1930, les loisirs se démocratisent, le corps triomphe : on se baigne dans la Marne ou à la piscine Molitor, on fait du ski dans les Alpes ou de la gymnastique sur la place du Trocadéro. On prend le soleil dès que l’occasion se présente. Il flotte un parfum d’insouciance sur ces clichés exposés au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Mahj), à Paris, qui consacre la première exposition d’envergure à cette photographe injustement oubliée.

À voir ses portraits d’intellectuels et d’artistes, de Dali à Simone de Beauvoir, on se demande bien pourquoi Denise Bellon (1902-1999) n’a pas eu la notoriété de ses comparses, notamment masculins. « Jamais fatiguée, jamais de mauvaise humeur, jamais découragée… Qu’elle puisse aller voir tous les pays du monde…

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Le Figaro

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