«Nous demandons la paix pour l’Ukraine. Nous nous battons pour elle. Nous prions pour elle. Et nous la méritons», a également souligné le président ukrainien.
Lors d’un message télévisé pour Noël mercredi soir, Volodymyr Zelensky a paru exprimer le souhait de voir disparaître, sans le nommer, son alter ego russe Vladimir Poutine : « Aujourd’hui, nous partageons tous un rêve. Et nous formulons un seul vœu. “Qu’il périsse”, pouvons-nous tous penser» , détaille The Kyiv Independant.
Le président ukrainien a ajouté : «Mais lorsque nous nous tournons vers Dieu, bien sûr, nous demandons quelque chose de plus grand. Nous demandons la paix pour l’Ukraine . Nous nous battons pour elle. Et nous prions pour elle. Et nous la méritons. » Comme le relate l’agence nationale d’information ukrainienne Ukrinform, Volodymyr Zelensky a également souligné le fait que, malgré les souffrances infligées par la Russie, celle-ci était incapable d’occuper ce qui comptait le plus pour l’Ukraine : son unité.
«Nous célébrons Noël dans des moments difficiles. Malheureusement, nous ne sommes pas tous chez nous ce soir. Malheureusement, certains n’ont plus de maison. Et malheureusement, certains ne sont pas avec nous ce soir. Mais malgré toutes les souffrances infligées par la Russie, elle est incapable d’occuper ou de bombarder ce qui compte le plus : notre cœur ukrainien, notre confiance mutuelle et notre unité.».
Plan de paix pour l’Ukraine: visualisez les positions de Kiev, Moscou et Washington après les dernières annonces
Washington propose un gel du front, les questions territoriales en suspens
Le président ukrainien avait annoncé mercredi avoir obtenu des États-Unis une révision de leur plan pour terminer la guerre avec la Russie, qui prévoit désormais un gel du front tout en laissant de côté les questions territoriales et deux exigences clés de Moscou. Après d’âpres négociations entre Ukrainiens et Américains, le plan n’impose plus un retrait ukrainien de la région du Donbass ni un engagement juridique de l’Ukraine qu’elle n’intégrera pas l’Otan, deux demandes importantes de Moscou dont l’accord est loin d’être acquis.
Ce texte doit désormais être étudié par la Russie. Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou était en train de «formuler sa position» et refusé d’en commenter les détails. Paris a déclaré mercredi soir soutenir les efforts de Washington «pour ramener une paix juste et durable en Ukraine». Tout en rappelant que cela nécessite de doter Kiev de garanties de sécurité solides, ont indiqué à l’AFP des sources diplomatiques françaises.