La période faste d’Amandine Fouquenet reprend de plus belle. Après un week-end où elle a terminé 13e à Anvers et 10e à Coxyde, et où elle n’était pas comblée par ses prestations, la Bretonne n’a pas douté longtemps. Sa semaine a commencé sur les chapeaux de roue, puisqu’elle s’est imposée en Belgique, sur le Superprestige d’Heusden-Zolder. « Ça fait vraiment plaisir de lever les bras à l’international, parce que c’est la première fois, donc ça fait quelque chose. Après, c’est sûr que toutes les favorites n’étaient pas au départ, mais il y avait des filles très fortes. Et ce n’était pas très évident pour moi, parce que je me retrouvais avec des filles de même formation. Donc c’était une course qu’il fallait aussi gérer », se rappelle-t-elle.
« J’Y ALLAIS SÛREMENT AVEC UN PEU MOINS DE PRESSION »
Sur le prestigieux circuit belge, la sociétaire d’Arkéa-B&B Hôtels a découvert cette sensation de jouer une victoire face à Kata Blanka Vas, Aniek van Alphen ou encore Inge van der Heijden. « C’est vraiment spécial de se dire que c’est possible et que j’ai réussi à gagner sur un circuit avec les Elites, sur un circuit mythique à l’international. J’ai bien savouré ça et j’espère que ça reviendra. C’était assez particulier parce que je me suis mise quand même bien à bloc sur la ligne d’arrivée, à la cloche. Mais après, en étant devant, j’ai voulu gérer. Dans les parties techniques, je n’allais pas très vite pour ne pas faire d’erreurs, parce que je savais que j’avais cette petite marge de temps ».
Trois jours plus tard, à savoir ce vendredi, Amandine Fouquenet retrouvait ses adversaires, cette fois en Coupe du Monde, à Gavere. « Là j’y allais sûrement avec un peu moins de pression, mais maintenant je travaille aussi avec ma prépa mentale sur le fait de prendre les courses jour après jour. Je me fais plaisir sur le vélo, c’est le principal ». Si Lucinda Brand s’est encore avérée être la plus forte, pour la sixième fois en autant de manches disputées (elle a manqué Flamanville), le maillot de Championne de France n’était pas si loin derrière. Et c’est Puck Pieterse qui a dû batailler avec. « Je sais que physiquement je suis vraiment bien en ce moment. Après dans les petites parties techniques je sais que je perdais un petit peu, c’est pour ça qu’on a eu notre petit duel ».
« IL Y A PAS MAL D’ÉMOTION CETTE ANNÉE »
Cet affrontement a même tourné en faveur de la Française, qui a donc décroché un nouveau podium en Coupe du Monde, le troisième cette saison, après Flamanville et Namur. « Je me retournais parce que j’entendais son prénom, des fois je la voyais, des fois je ne la voyais pas. J’ai tout donné, je voulais vraiment finir 2e au moins aujourd’hui ». Sujette à « des hauts et des bas » avec sa préparation en hypoxie, Amandine Fouquenet connaît en grande partie les hauts cet hiver.
« Il y a pas mal d’émotion cette année, constate-t-elle. Il y a le premier podium d’une Coupe du Monde en France. Après, à l’étranger, c’est encore autre chose parce qu’on sent que les gens commencent à me connaître, en plus il y a la victoire maintenant… ». Celle qui occupe la 3e place du classement général lance un appel à la météo pour être définitivement comblée. « On aimerait bien commencer à voir un petit peu de boue quand même. Là c’est sûr que ce sont des circuits qui m’avantagent quand même en puissance, mais j’aime aussi les circuits boueux ». Pas sûr que Dendermonde, ce dimanche, lui apporte satisfaction.