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Un trio parti s’offrir une tournée des bars toulousains pour célébrer Noël va terminer sa virée devant la justice. Ces copains ont essayé de payer leurs consommations avec des faux billets. Les trois faussaires s’expliquent en garde à vue.

Une nuit de fête dans les bars de Toulouse. Même au lendemain du réveillon de Noël, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’ambiance devait être au rendez-vous. Et trois copains ont enchaîné les verres avant de se retrouver dans un établissement de la rue Gabriel-Péri, au bout de la nuit.

Cette fois, ces garçons âgés de 21 à 24 ans ont voulu acheter une bouteille. Seulement, au moment de payer, avec deux billets de 50 euros, la serveuse a senti le piège. Elle a refusé les billets. Les consommateurs ont réglé la bouteille mais l’équipe de ce bar de nuit a trouvé l’affaire curieuse.

Et quand les noceurs ont voulu quitter l’établissement, la sécurité les a bloqués le temps que la police arrive. Deux suspects ont été arrêtés, puis rapidement un troisième qui aurait revendiqué la propriété des billets.

1 000 euros dépensés… pour rien

Sur eux, les policiers ont découvert 450 euros, soit neuf billets de 50 euros. Tous faux. Les trois suspects ont été placés en garde à vue au commissariat central mais l’enquête a réservé d’autres surprises. En effet, lors de perquisitions au domicile de l’acheteur potentiel, en Ariège, d’autres billets de 50 mais également de 10 euros ont été retrouvés. Fabriqués par qui ? Comment ?

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« Des fausses coupures de mauvaise qualité », concède le procureur de permanence. L’acheteur avait investi 1 000 euros pour obtenir le double à dépenser. Seulement les faux-monnayeurs du darknet n’ont pas les mains d’or de leurs ancêtres. Un suspect a été écarté, un autre devra s’expliquer avec le délégué du procureur. Quant à l’acheteur, déjà connu pour de mauvais coups passés, il sera jugé rapidement dans le cadre d’un plaider-coupable au palais de justice de Toulouse.

Les « faux talbins » ont été confisqués et bientôt détruits.