L’institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer à Marseille, est le quatrième établissement en France et le premier dans la région Paca, à se doter d’un nouveau robot de chirurgie mini invasive avec une incision unique.

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Le Da Vinci Single Port, c’est son nom. On pourrait croire à un jeu vidéo. L’urologue Jochen Walz manie précautionneusement des joysticks comme un prolongement de ses mains. Le spécialiste marseillais est en train d’opérer un  patient atteint d’un cancer de la prostate.

« On travaille vraiment dans la profondeur, dans un espace très réduit, limité. Avec la chirurgie robotique, on arrive à facilement accéder car les instruments permettent de travailler dans un petit espace », explique le Dr Jochen Walz, chef du service d’urologie à l’Institut Paoli-Calmettes.

Pour pénétrer dans cet espace de cinq cm, sous la vessie, il a suffi d’une seule incision au robot américain contre six auparavant. Le chirurgien commande à distance ses trois bras articulés et sa caméra 3D.

« L’image est agrandie 10 fois, ce qui donne beaucoup plus de précisions, on arrive à mieux identifier les petits détails anatomiques, qui sont essentiels pour ce type d’intervention »,

Dr Jochen Walz, chef du service d’urologie à l’Institut Paoli Calmettes

France 3 Provence-Alpes

 Toute l’équipe a été formée à l’utilisation de ce robot. En plus d’améliorer la prise en charge du patient, il permet aussi plus de confort pour le chirurgien.

La commande à distance se faitr avec des joyscticks.

La commande à distance se faitr avec des joyscticks.

© Frédéric Renard/FTV

Robert Dovis a été opéré de la prostate. Il a pu rentrer chez lui après une seule nuit d’hospitalisation. « Une seule cicatrice, et surtout une récupération plus facile, c’était très bien, souligne-t-il.

Ce robot mini invasif réduit les douleurs post-opératoires et entraîne moins de complications sur le long terme. « On sait que ce sont des chirurgies qui peuvent impacter la continence et la sexualité, on est là sur des chirurgies plus mini invasives, qui nous permettent de préserver le sphincter et les bandelettes et qui vont permettent d’améliorer les résultats fonctionnels qui étaient déjà excellents avec le robot et qui vont être encore meilleurs avec ce nouveau robot encore plus fin », détaille Géraldine Pignot, urologue à l’Institut Paoli-Calmettes.

Le Da Vinci Single Port sera ensuite déployé en sénologie, gynécologie et chirurgie digestive. Le centre de lutte contre le cancer à Marseille a déboursé deux millions d’euros pour son acquisition. C’est le quatrième établissement en France et le premier dans la région Paca, à se doter d’un nouveau robot de chirurgie mini invasive avec une incision unique.

Article rédigé par Camille Bosshardt et Thierry Bézer, journalistes à France 3 Provence-Alpes.