Incertain pour le début de la Coupe d’Afrique des Nations après avoir manqué plusieurs séances d’entraînement, Pierre-Emerick Aubameyang a finalement disputé le premier match du Gabon face au Cameroun, entrant en jeu dès la première période.

Un choix qui n’a pas été du goût de l’Olympique de Marseille. En interne, le club phocéen estime que le risque pris avec son attaquant était excessif, compte tenu de sa gêne musculaire et de l’importance du joueur dans la seconde partie de saison.

Marseille agacé, le Gabon assume

Alors que le Gabon s’apprête à affronter le Mozambique ce dimanche dans un match déjà crucial pour la qualification, le sélectionneur Thierry Mouyouma a tenu à répondre fermement aux critiques venues de Marseille.

« Ce mépris doit s’arrêter. Nous disputons une Coupe d’Afrique des Nations, ce n’est pas un camp de remise en forme. »

Une sortie musclée, assumée par le technicien gabonais, qui a tenu à défendre la gestion de son staff médical.

« Pendant les dates FIFA, les joueurs appartiennent à leur pays »

Thierry Mouyouma a insisté sur le cadre réglementaire et médical entourant l’utilisation de son capitaine.

« Le joueur a été testé, ausculté et déclaré apte par notre staff médical et par la commission médicale de la CAF. Pendant les dates internationales, les joueurs appartiennent à leur pays. Je demande simplement le respect de notre travail, de nos décisions et de notre ambition. »

Un message clair envoyé à l’OM, qui devra désormais croiser les doigts pour que Pierre-Emerick Aubameyang traverse cette CAN sans rechute. Un dossier sensible, révélateur des tensions récurrentes entre clubs européens et sélections africaines lors des grandes compétitions internationales.

Grand fan de Peter Sagan, je vis au rythme des événements sportifs. Diplômé d’une licence de science politique, je suis revenu à ma première passion en prenant la tête de la rédaction de We Sport en juillet 2022, puis plus récemment celle de DailyMercato. Dernièrement, j’ai décidé de quitter la grisaille du Pas-de-Calais pour le soleil de l’Andalousie.

Photo de Nicolas Depres