Par

Inès Cussac

Publié le

29 déc. 2025 à 13h30

Priorité aux piétons. À Paris comme ailleurs en France, les violences routières ont du mal à ralentir. Outre la prévention et les sanctions, l’aménagement de la voirie est un levier pour limiter le nombre de victimes. La traversée notamment est dans le viseur de l’Hôtel de Ville qui instaure par exemple des marquages au sol ou des feux avec décompte. Elle met en place aussi des moyens visant à améliorer la visibilité avec la suppression des places de stationnement situées à moins de cinq mètres en amont des passages piétons. Conformément à la loi d’orientation des Mobilités (LOM) votée en 2019. D’ici la fin de l’année 2026, 20 000 places de stationnement devront disparaître du paysage parisien.

Améliorer la visibilité

Les places destinées aux véhicules motorisés devront céder le terrain aux vélos ou aux bacs à fleurs. Ces derniers étant moins imposant que des voitures et camionnettes, ils permettront aux piétons d’observer convenablement la chaussée avant de traverser. Lorsqu’un véhicule est stationné devant un passage clouté, il crée en effet un angle mort pour le piéton qui doit, parfois, avancer à l’aveugle pour vérifier le trafic. Sans oublier que les conducteurs eux-mêmes manquent alors de visibilité, d’autant plus avec le passage à l’heure d’hiver quand la luminosité baisse entre 17 h et 19 h, au moment des sorties d’école et du travail.

La suppression du stationnement près des passages piétons s’inscrit dans l’article 52 de la loi de 2019 visant in fine à réformer en profondeur les politiques de mobilités. Elle impose aux communes « d’assurer la sécurité des cheminements des piétons » à travers « la réalisation de travaux d’aménagement, de réhabilitation et de réfection des chaussées » à effectuer au plus tard le 31 décembre 2026. Pour rappel, Paris compte 40 000 passages piétons.

Selon le bilan de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (Drieat) d’Île-de-France, publié en juillet 2025, les piétons sont les premières victimes des violences routières. Avec 14 morts en 2024 à Paris, cela fait environ un mort toutes les trois à quatre semaines.

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