La vidéaste Camille Téqui a suivi pendant des mois la création de cette Nuit pas comme les autres, au fil d’ateliers, de rencontres avec les artistes et l’équipe de Panoramas. Les 23 minutes et 50 secondes de son film « Jusqu’à la nuit verte » nous plongent dans deux ans d’aventure artistique, depuis l’installation de l’atelier Panoramas au cœur du quartier populaire lormontais Carriet en octobre 2023 jusqu’à la luxuriante épopée nocturne de septembre dernier. Des premières rencontres avec les habitants jusqu’à la construction de la pirogue d’Antoine Tison, en passant par les passerelles de bois signées Sara Favriau et le « Château praline » du collectif Bruit du frigo : un voyage chaleureux où l’art tend la main sur le terrain.

L’arbre magique de Felix Blume, co-construit avec les habitants : « Pluies de septembre ».

L’arbre magique de Felix Blume, co-construit avec les habitants : « Pluies de septembre ».

Barbara Fecchio

« Si je te dis sauvage », spectacle-déambulation de la compagnie Ola.

« Si je te dis sauvage », spectacle-déambulation de la compagnie Ola.

Malo Legrand

Liens créatifs

La qualité du film de Camille Téqui est justement de s’intéresser quasiment plus aux liens qui se créent. Les femmes de l’Atelier textile de la rive droite, les patients du dispositif médico-éducatif des Joualles, les habitants peuplant les « Sauvages » de la compagnie Ola : l’artiste parvient à capter les bonnes ondes qui ont circulé et abouti à cette « Nuit » dont les absents ronchonnent encore plus à la vision de ce court-métrage, de l’avoir loupée.