Il est probablement décédé à cause du froid. Le corps d’un homme hébergé dans un foyer a été découvert dimanche en fin d’après-midi sur la voie publique dans le nord-ouest de Paris, a-t-on appris ce lundi. Les pompiers ont constaté le décès peu après 18 heures, alors qu’ils avaient été appelés pour un homme inanimé sur la voie publique, dans le XVIIe arrondissement de la capitale.
Selon le visionnage des images de la vidéosurveillance, cet homme se trouvait dans la même position, inanimé au sol, depuis le matin même. La victime, dont l’âge n’a pas été précisé, a été identifiée par le responsable d’un foyer Emmaüs voisin où il était hébergé, selon une source policière. Un décès qui est intervenu quelques heures avant le déclenchement du plan grand froid dans la région parisienne.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
J’accepte
J’accepte tous les cookies
La préfecture d’Île-de-France a annoncé dimanche avoir activé ce plan à Paris, où une vague d’air glacial doit persister ces prochains jours, avec des températures parfois négatives la nuit et ne dépassant pas 4° la journée. Le plan grand froid, déclenché par plusieurs préfectures en France, permet une extension des horaires d’ouverture des accueils de jour, un renforcement des maraudes et la réquisition de lieux pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence pour les sans-abri.
Même avant l’arrivée de ces températures glaciales, la situation des personnes sans-domicile fixe était déjà critique en France. « Le dernier décompte de la mi-décembre indiquait que 7 000 personnes (dont 2 000 enfants) ayant appelé le 115 en France, n’obtenaient pas de place en hébergement d’urgence et dormaient à la rue. Or, on sait qu’au moins deux fois plus de gens n’appellent plus le 115, sachant qu’ils n’auront pas de réponse », nous indique Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).