Le militant marseillais a publié un texte dans lequel il rend hommage à ses frères, dont Brahim, tué au cours d’un sanglant règlement de comptes fin décembre 2020, près de Marseille.

«Je t’ai pleuré la nuit du 28 au 29 décembre 2020, Brahim. Et je te pleure encore aujourd’hui. Le temps a passé, mais il n’a jamais effacé ton nom de mon cœur», écrit Amine Kessaci sur X. Le militant politique, endeuillé par l’assassinat de son frère Mehdi il y a près de deux mois, vient de rendre hommage à son frère aîné Brahim tué il y a cinq ans.

Le 28 décembre 2020, le jeune homme de 22 ans avait trouvé la mort au cours d’un sanglant règlement de comptes près de Marseille. Son corps criblé de balles avait été retrouvé carbonisé dans un véhicule abandonné dans le tunnel de service d’une autoroute. Les faits avaient traumatisé la cité phocéenne. Amine Kessaci s’était alors lancé dans son combat contre le narcotrafic, qui lui vaut désormais d’être placé sous étroite protection policière.


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«Durant ces cinq ans, je ne me suis pas construit comme un étudiant. Ni comme un jeune découvrant la vie. Ni comme un jeune adulte planifiant ses loisirs, son avenir professionnel. Ni comme un amoureux rêvant de fonder une famille», écrit le militant.

Procès fixé à l’automne 2026

«Je me suis construit autrement. Comme un combattant. Un combattant contre l’oubli et pour la paix. Un combattant pour ta mémoire et contre la fatalité. Un combattant pour la justice et contre l’inégalité», poursuit Amine Kessaci en ajoutant n’avoir «jamais baissé la tête» et avoir tout fait pour «faire vivre la mémoire» de son frère aîné.

Le procès des assassins présumés de Brahim est fixé à l’automne 2026. Cinq personnes sont renvoyées devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Depuis la fin de l’été 2025, Amine Kessaci vit loin de Marseille. La mort de son petit frère Mehdi, un acte perçu comme un «crime d’avertissement», a fait basculer la deuxième ville de France dans la psychose.