Aujourd’hui, Le Nicot est toujours là et s’offre un nouveau futur avec Charly Baudrit et Sonia Zeghoud, 27 et 30 ans, qui l’ont renommé Le Soly. « Nous avons voulu lui donner un nom inspiré de nos deux prénoms », sourit la jeune femme. « Ce n’est qu’après que nous avons compris que ce bar était une institution à la Bastide. »

« C’est un village »

Sonia Zeghoud et Charly Baudrit, tous deux mécaniciens de profession dans la Marine marchande, souvent séparés, souhaitaient reprendre une affaire et ont ouvert Le Soly le 10 juin dernier. L’ancien propriétaire, Cyril Conte, a tenu Le Nicot avec Bruno Bazile pendant vingt-cinq ans.

« Au Nicot, j’ai vécu les travaux du tram avec tous les ouvriers d’Alstom et les gars des chantiers qui venaient déjeuner », se souvient-il. « Puis il y a eu le Covid, nous étions ouverts en tant que commerce essentiel. J’ai vu les transformations de la Bastide. Je me souviens des concessions automobiles, des stations-service qu’il y avait le long de l’avenue. Ici, c’est un village et j’y reviens toujours. » Cyril Conte a passé un mois et demi avec Sonia Zeghoud et Charly Baudrit.

Aujourd’hui, se croisent au Soly ceux qui se souviennent du Nicot du rond-point, avec sa terrasse où les anciens jouaient à la belote, les habitués de toujours, les nouveaux habitants et les collégiens qui passent acheter des bonbons. Un bar-tabac de quartier qui a encore de beaux jours devant lui.