L’annonce se voulait triomphale. “Je suis ravi du retour d’Alaa Abdel Fattah au Royaume-Uni, où il a pu retrouver ses proches, qui doivent ressentir un grand soulagement”, s’est félicité le Premier ministre britannique, Keir Starmer, sur la plateforme X, au lendemain de Noël.

Il faut dire que Londres militait depuis de longues années pour la libération de ce militant en faveur de la démocratie britanno-égyptien, figure de l’opposition aux régimes de Hosni Moubarak puis d’Abdel Fattah Al-Sissi. De nombreuses personnalités de premier plan, dont les comédiens Judi Dench, Stephen Fry et Olivia Colman, avaient également participé à des campagnes en faveur de sa sortie de détention, longue de dix ans au total. “L’obtention de sa libération était une priorité de mon gouvernement depuis sa prise de fonction”, en juillet 2024, a insisté Keir Starmer. Avant de remercier le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, pour “la grâce” accordée au mois de septembre dernier au militant de 44 ans.

Les Britanniques, des “chiens” et des “singes”

Mais la fête a rapidement tourné court outre-Manche. Le pied tout juste posé sur le sol britannique, Alaa Abdel Fattah a été rattrapé par d’anciens tweets, exhumés par la presse. “La série de publications, désormais supprimées, remonte à plus d’une décenni