Dans l’hôtellerie française, les touristes du Royaume-Uni (et des États-Unis) figurent parmi les premières clientèles étrangères, avec 10,4 millions de nuitées enregistrées en 2024, auxquels s’ajoutent plus de 5 millions de nuitées en hôtellerie de plein air la même année uniquement pour les Britanniques.
La France est l’une des destinations les plus prisées des voyageurs britanniques, attirés par sa proximité géographique, la diversité de ses paysages et la richesse de son patrimoine. Chaque année, la presse anglaise publie des sélections destinées à guider ses lecteurs dans leurs choix de voyages, en croisant expériences de terrain et tendances touristiques observées.
Dans un article récent, le quotidien britannique The Telegraph propose ainsi une liste des quinze meilleurs endroits à visiter en France en 2026. Cette sélection, élaborée par la journaliste Anna Richards, repose sur des critères variés : accessibilité depuis le Royaume-Uni, offre culturelle, dynamisme urbain, qualité des paysages et renouvellement de l’expérience touristique.
Un regard britannique sur les grands classiques français
Sans surprise, Paris figure en bonne place. Ville la plus visitée au monde, la capitale continue de séduire par sa capacité à se réinventer, notamment à travers de nouveaux lieux culturels comme l’Hôtel de la Marine, récemment ouvert au public. Pour les Britanniques, la facilité d’accès en train renforce encore son attractivité.
D’autres métropoles françaises confirment leur statut de destinations majeures. Marseille est présentée comme l’une des villes les plus dynamiques du pays, portée par une scène culturelle alternative, des initiatives écologiques et un rapport étroit à la mer. Bordeaux, longtemps associée presque exclusivement au vin, apparaît désormais comme une ville de gastronomie, de patrimoine et d’expériences urbaines diversifiées.
Des régions mises en avant pour leur diversité
Au-delà des grandes villes, le classement souligne l’attrait persistant des régions françaises. La Provence séduit par son rythme saisonnier, bien au-delà de la seule floraison des lavandes, grâce à ses marchés, ses produits agricoles et ses paysages cultivés toute l’année. La Côte d’Azur, souvent réduite à ses stations balnéaires, est décrite comme un ensemble de villes et de villages aux identités visuelles et culturelles marquées.
La Bretagne et la Normandie occupent également une place importante. Leur climat changeant n’est pas perçu comme un obstacle, mais comme un élément du caractère de ces régions, façonnées par l’océan, les falaises et une forte identité locale. Ces territoires attirent les voyageurs en quête de paysages bruts et de séjours moins standardisés.
L’attrait croissant des territoires moins fréquentés
Le classement met aussi en lumière des destinations plus discrètes. La Dordogne est saluée pour la densité exceptionnelle de son patrimoine, mêlant villages médiévaux, châteaux et sites préhistoriques. La Corse, bien que très fréquentée en été, est recommandée pour ses zones intérieures, où l’on retrouve une nature plus préservée et une fréquentation moindre.
Le Cantal et le parc national de la Vanoise illustrent enfin l’intérêt croissant pour des espaces montagnards moins médiatisés, et donc avec moins d’affluence touristiques. Ces territoires attirent par leurs possibilités de randonnée, leur faune visible et une impression d’éloignement, tout en restant intégrés au territoire français.