Coulé il y a un peu plus d’un an dans les eaux internationales entre l’Espagne et l’Algérie, le cargo russe Ursa Major s’apprête à livrer ses derniers secrets. Selon une enquête de nos confrères espagnols, il semblerait que le cargo servait à affréter des réacteurs nucléaires jusqu’en Corée du Nord.

Le secret enfin percé ? Le 24 décembre dernier, le cargo russe Ursa Major avec 16 membres d’équipage à son bord, tous des citoyens russes, avait fait naufrage après trois explosions en salle des machines. La société Oboronloguistika avait évoqué une « attaque terroriste ».

Officiellement, le cargo sous sanctions américaines transportait des conteneurs vides, des grues et des couvercles de trappe pour des brise-glace. Il était parti de Saint-Pétersbourg et devait rejoindre Vladivostok, dans l’Extrême orient russe.

Une cargaison nucléaire vers la Corée du Nord ?

Une enquête de nos confrères espagnols de La Verdad révèle que les couvercles de trappes pour brise-glace étaient en réalité des réacteurs nucléaires VM-4SG de 65 tonnes chacun. Le média espagnol révèle également avoir vu certains composants grâce à des images aériennes. Cependant, les documents officiels consultés par le média, expliquent qu’au vu des explosions, le cargo ne devait pas transporter de combustibles nucléaires.

Autre information, le bateau n’allait pas à Vladivostok mais plutôt à Rason, en Corée du Nord après un accord d’assistance mutuelle signée quelques mois plus tôt entre Poutine et Kim Jong-Un. De plus, le port de Rason, se situe à quelques kilomètres de Vladivostok.

Qu’est ce qui a provoqué les explosions

Les autorités espagnoles s’interrogent également sur les raisons des explosions. La coque du cargo aurait été perforée de l’extérieur vers l’intérieur. Selon La Verdad, les autorités estiment que le trou sur la coque du bateau pourrait avoir été provoqué par une arme que seuls les Russes, les Chinois et certains pays de l’Otan possèdent. Serait-ce donc un tir d’un pays occidental pour empêcher la livraison clandestine à la Corée du Nord ?

Enfin, quelques semaines après le naufrage du cargo, un navire scientifique, qui sert d’ordinaire à espionner, s’est approché des lieux. Il aurait ainsi pu permettre aux Russes de vérifier que la cargaison nucléaire ne soit plus visible.