Fer de lance d’un rap instrumental et poétique aux influences multiples, l’artiste Dooz Kawa est mort, annonce son label.

« Il laisse derrière lui le rap en PLS ». Le rappeur français Dooz Kawa est mort, annonce sur les réseaux sociaux son label, Modulor. « D’une espèce à part, celui qui faisait partie du parti des oiseaux s’est envolé. Le bad boy de Marseille, Strasbourg, Genève et Toulouse, s’est fait la belle dans une nuit éternelle », peut-on lire dans le message publié sur Instagram.

« Il laisse derrière lui le rap en PLS et une tristesse infinie. On lui offre un bouquet de proses sous forme de pot pourri dans la lumière grise de Grenoble, London, et Paris. La mauvaise graine à fleur de peau a finalement trouvé sa place, enracinée dans nos cœurs », est-il ajouté.

Dooz Kawa laisse derrière lui sa femme et son fils, Milo. « Faisons briller encore son astre de mille feux, car rappelez-vous qu’les étoiles du sol c’est nous. Merci 12 KO », conclut le communiqué du label.

L’annonce de sa disparition a suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux. « Tu vas manquer mon Dooz (…). Un rayon du soleil s’est éteint mais en nous laissant sa plus belle lumière », écrit notamment sur Instagram le rappeur Davodka, quand l’humoriste et chroniqueuse de France Inter préfère commenter avec des cœurs que des mots.

Rap poétique

Ambassadeur d’un rap instrumental et à la prose marquée, Dooz Kawa avait commencé le rap à l’adolescence et créé son premier collectif baptisé T Kaï-Cee, avant de sortir son premier album en solo en 2010. Originaire de Strasbourg, l’artiste s’est démarqué grâce à ses textes poétiques et sa musique à la croisée des cultures, entre jazz manouche et musique des balkans.

Il avait sorti son dernier album – le sixième de sa carrière – Vol de nuit, en septembre 2024. En janvier 2020, en pleine pandémie de Covid-19, il avait publié Nomad’s Land, sur lequel figure plusieurs artistes, dont le rappeur et écrivain Gaël Faye.