Sorti il y a 20 ans, ce film ne laisse
personne indifférent. Et sur Netflix, les téléspectateurs restent
encore sans voix.
Depuis deux décennies, rares sont les films de
science-fiction capables de marquer durablement
l’imaginaire collectif. Pourtant, certains titres traversent le
temps sans perdre de leur force, continuant de fasciner de
nouvelles générations de spectateurs. C’est précisément le cas de
Je suis une légende, récemment remis en
lumière sur Netflix, et que beaucoup considèrent aujourd’hui comme
l’un des sommets du genre au XXIᵉ siècle.
Sorti en 2007 sous la direction de Francis Lawrence, le
long-métrage adapte librement le roman culte de Richard Matheson,
référence absolue de la littérature d’anticipation. Dès ses
premières minutes, le film impose une atmosphère saisissante : une
mégapole vidée de ses habitants, une nature qui reprend ses droits
et un silence pesant, presque assourdissant. Une vision
post-apocalyptique qui, à l’époque déjà, avait frappé les
esprits.
Ce long-métrage fait parler de lui près de 20 ans après sa
sortie
Au centre de ce monde dévasté, Will Smith campe Robert
Neville, scientifique de haut niveau devenu, contre toute
attente, l’un des derniers survivants d’une pandémie mondiale.
Immunisé par une anomalie génétique, il erre dans un New York
fantôme, tentant de maintenir une routine pour ne pas sombrer dans
la folie. Chaque jour, il lance des messages radio dans l’espoir de
capter une voix humaine.
Chaque nuit, il se terre, conscient que l’obscurité n’est jamais
vraiment vide. Car Neville n’est pas seul. Les victimes du virus
ont muté en créatures hostiles, tapies dans l’ombre, observant,
apprenant, attendant. Cette tension permanente, entre isolement
absolu et menace constante, confère au film une dimension presque
horrifique, sans jamais renoncer à sa profondeur émotionnelle. Le
récit ne se contente pas de dépeindre une
catastrophe mondiale : il explore la solitude, la culpabilité
et la persistance de l’espoir, même lorsque tout semble perdu.
Un acteur salué par la critique
La performance de Will Smith, saluée à sa sortie, impressionne
toujours autant. Portant le film quasiment seul à l’écran pendant
une large partie du métrage, l’acteur livre une interprétation
intense et nuancée. Pour incarner Neville, il s’était imposé une
transformation physique rigoureuse, renforçant la crédibilité de ce
survivant usé par des années de lutte.
Autre figure marquante du film, le chien de Neville, Sam, devenu
l’un des symboles émotionnels de l’œuvre. Leur relation apporte une
humanité bouleversante à un univers déshumanisé, renforçant
l’attachement du spectateur à ce personnage déjà profondément
solitaire. Visuellement, Je suis une légende
impressionne encore. Les rues désertes de Manhattan, les
effets spéciaux mêlant images de synthèse et motion capture, et la
conception des “Infectés” participent à une immersion totale. Plus
de quinze ans après sa sortie, le film n’a rien perdu de sa
puissance. Disponible
aujourd’hui sur Netflix, ce classique de la science-fiction
mérite pleinement sa réputation. À la fois spectacle grandiose,
drame intime et réflexion sur la survie de l’humanité, Je suis une
légende continue de prouver qu’un grand film n’a pas de date de
péremption.