La page se tourne pour un vaste magasin installé sur l’avenue de
la République, en plein centre-ville. Malgré sa surface de 1 226 m2
répartie sur deux niveaux, l’enseigne s’apprête à cesser
son activité
. Déjà fragilisé il y a un an par un projet de
fermeture repoussé à début 2025, le commerce n’aura bénéficié que
d’un sursis. Entre Saint Nazaire et Trignac, la
concurrence reste particulièrement intense dans le secteur de la
décoration, avec plusieurs acteurs déjà bien implantés.

Cette fermeture intervient alors que l’enseigne dispose d’un
solide réseau, avec 57 magasins en France et 32 en Suisse. Fondée
en 1977 autour de trois drogueries en région parisienne, la société
avait ouvert son premier point de vente « Maxi
Bazar
» en 2000 à Antibes. Pour les salariés
concernés, une solution de reclassement existe puisqu’un transfert
vers le magasin de Nantes pourra être proposé, tandis que la
boutique la plus proche se situe à Cholet.

Quel avenir pour ce lieu emblématique du centre-ville ?

Aujourd’hui, la
liquidation totale de l’enseigne
en place laisse planer de
nombreuses interrogations sur le futur commercial du bâtiment. Sa
localisation stratégique et sa surface généreuse
en font pourtant un emplacement très convoité. Dans ce contexte,
l’espoir demeure de voir s’installer rapidement un commerce «
locomotive », capable de redonner de l’élan à l’ultra
centre et de recréer une dynamique attractive pour les habitants
comme pour les visiteurs.

Pourtant, ce site porte une longue histoire commerciale. À
l’origine, « Les Nouvelles Galeries » avaient fait ériger
cet imposant immeuble de quatre étages, inauguré en février 1960
avec un magasin moderne doté d’escaliers roulants, souvent appelés
Escalators. Durant près de trente ans, le lieu a animé le quotidien
des Nazairiens grâce à « Monoprix » et au grand magasin «
Coop » place de l’hôtel de ville. Après une fermeture en
juillet 1990, l’adresse a successivement accueilli «
InterSport » jusqu’en 2009, puis un magasin de vêtements «
5 ème avenue », avant l’enseigne
actuelle
.

Clap de fin pour Maxi Bazar au cœur de la ville

L’issue semblait inévitable malgré un sursis accordé quelques
mois plus tôt. Menacé une première fois à l’automne 2024, le
magasin Maxi Bazar avait finalement échappé à une fermeture
annoncée pour janvier 2025. Cependant, cette décision n’a offert
qu’un court répit aux quatre salariés. Comme le
rappelle l’un d’eux, « Nous avons appris la mauvaise nouvelle
en octobre. Nous baissons le rideau le 31 décembre 2025 ».
L’annonce, officialisée en novembre, a confirmé une situation déjà
pressentie depuis l’apparition d’une affiche signalant des locaux
disponibles sur la vitrine.

Ainsi, ce mercredi 31 décembre 2025 marque la fermeture
définitive de l’enseigne de décoration et petit mobilier. Le
directeur, Lesly Normand, se tient seul dans le
vaste magasin vidé de ses clients, les derniers étant partis deux
jours plus tôt. « On savait qu’on était en sursis »,
confie-t-il. Après la fermeture, les salariés bénéficieront d’un
contrat de sécurisation professionnelle pendant un an, afin de
faciliter leur reclassement. Une page se tourne pour ce commerce
emblématique du centre-ville.

Une autre enseigne ferme ses
portes

Le paysage commercial du Paquebot se modifie avec la
fermeture définitive de Frip’In Shop
, présente sur place
depuis neuf ans. La boutique a accueilli ses derniers clients ce
mercredi 31 décembre au soir, mettant fin à une aventure marquée
par une forte dimension humaine. Le fondateur Jérome
Dupuy
a tenu à remercier sa communauté en écrivant «
Merci à toutes celles et ceux qui ont franchi la porte, soutenu
la boutique et partagé cette aventure. Et un immense merci aux
équipes, vendeurs, préparateurs, secrétaire, couturière, ancienne
adjointe, pour leur engagement sans faille ». L’enseigne
poursuit néanmoins son activité à Nantes et à Pornic.

Par ailleurs,
cette fermeture n’est pas un cas isolé
. À quelques pas de là,
une autre adresse bien connue du centre-ville s’apprête elle aussi
à tirer sa révérence. Le magasin Carré Blanc a
annoncé la fin définitive de son activité pour le 25 janvier
prochain, confirmant ainsi une période délicate pour le commerce de
proximité et renforçant les interrogations sur l’avenir de ces
emplacements stratégiques.