Interrogée sur RTL, Hélène Denéchère, porte‑parole de la préfecture de police de Paris, affirme que l’enjeu sera de contenir violences urbaines et imprudences tout en garantissant une ambiance festive.

Quelles seront les préoccupations des forces de l’ordre ce mercredi soir de Nouvel An ? Sur RTL, ce matin, la porte‑parole de la préfecture de police de Paris, Hélène Denéchère, a détaillé le dispositif prévu pour encadrer la soirée dans la capitale. Les services de l’État veulent être «très visibles» afin que la fête «demeure festive», tout en maintenant un haut niveau de sécurité, a martelé la commissaire divisionnaire. Une présence renforcée dans les secteurs de grands rassemblements, au premier rang desquels les Champs‑Élysées seront délimités par un périmètre de protection : «l’avenue va être progressivement fermée dans la journée, avant une réouverture encadrée à 19h via quatorze points d’entrée, avec contrôles de sacs et fouilles de sécurité.»

Parmi les points de vigilance relevés, les «menaces urbaines» et les «incendies de véhicules». L’année dernière avait été marquée par un record de voitures brûlées. «Toutes les mesures administratives» ont été prises bien en amont concernant la pyrotechnie, telles que des mortiers, pétards et feux d’artifice. Depuis le 23 décembre dernier, «un arrêté du préfet de police interdit leur transport et leur commercialisation», dans la région parisienne pendant que «plusieurs opérations de contrôles ont déjà permis des saisies d’artifices», affirme cette dernière.


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Autre axe majeur du dispositif : «les contrôles routiers .» Selon la Prévention routière, un quart des Français ont l’intention de conduire un véhicule lors du réveillon du 31 décembre – une augmentation conséquente par rapport à 2024 – et huit personnes sur dix envisagent de boire de l’alcool ce soir-là. Des opérations qui concerneront aussi bien les grands axes franciliens que les réseaux de transports en commun, où «près de 2000 interpellations ont lieu chaque mois en 2025.»

Le protoxyde d’azote sous étroite surveillance

Parmi ces contrôles routiers, «des tests d’alcoolémie et de dépistage de drogues », seront menés. «Faire la fête, c’est important, mais ne pas mettre en danger les autres l’est d’autant plus», rappelle la porte-parole. Mais parmi les produits susceptibles d’altérer la vigilance au volant, cette dernière n’omet pas un phénomène désormais bien identifié : «le protoxyde d’azote ». «Détourné de son usage médical et culinaire» pour ses effets euphorisants, «c’est devenu un sujet de préoccupation important», avertit-elle, tout en évoquant des «contrôles multiples» dans la capitale et sa petite couronne.

«À Paris, son usage et sa détention  à des fins récréatives sont interdits par un arrêté préfectoral», indique Hélène Denéchère. Toute infraction expose à une «contravention et à la saisie du produit.» Cette interdiction,« en vigueur depuis décembre, sera reconduite pour le mois de janvier.» En parallèle, des contrôles spécifiques sont «également menés dans les commerces» afin de vérifier le respect de l’interdiction de vente aux mineurs, explique cette dernière, rappelant que la lutte est menée au quotidien par les forces de l’ordre.