Les exhibitions, elles, ne servent qu’à amuser le public tout en remplissant les poches des participants et parfois des organisateurs. Sous l’impulsion de Tennis Australia, qui veut exploiter au mieux la présence des meilleurs athlètes de la planète sur son territoire dès avant le premier Grand Chelem de la saison, la United Cup a été créée en 2023 avec la collaboration de l’ATP et de la WTA. En voici les grands fondements et son fonctionnement.
Dix-huit pays qualifiés
Ce tournoi par équipes nationales réunit dix-huit pays (États-Unis, Canada, Italie, Australie, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, France, Pologne, Espagne, République tchèque, Grèce, Japon, Argentine, Pays-Bas, Suisse, Norvège, Chine) qui sont invités. Sur quels critères ? Le classement ATP du meilleur joueur du pays, le classement WTA de la meilleure joueuse du pays, la capacité à aligner une équipe compétitive et l’intérêt médiatique. Ces dix-huit nations sont reparties en six groupes de trois pays sur deux sites différents. L’un à Perth (RAC Arena) et l’autre à Sydney (Ken Rosewall Arena). Les six vainqueurs des groupes ainsi que le meilleur deuxième dans chaque ville disputeront les quarts de finale. Lors de chaque rencontre seront joués un simple hommes, un simple dames et un double mixte.
Quid de la Belgique ?
Absent des deux dernières éditions, notre pays va signer cette année son retour dans la compétition. Zizou Bergs et Elise Mertens seront les chefs de file de la Belgique qui compte aussi dans ses rangs Kimmer Coppejans, Sander Gille, Greet Minnen et Lara Salden. Christopher Heyman, entraîneur de la numéro un belge, revêtira le training de capitaine. Versé dans le groupe B, à Sydney, notre pays défiera la Chine de Zhang Zhizhen et Zhu Lin, le samedi 3 janvier, et le Canada de Felix Auger-Aliassime et Victoria Mboko le mardi 6.
Quel prize-money ?
L’édition 2026 de la United Cup offrira un minimum de 12 millions de dollars, soit un minimum de 6 millions pour les joueurs ATP et 6 millions pour les représentantes de la WTA. Le montant total des gains se répartit en trois parties : les frais de participation pour chaque équipe, les gains par pays selon les performances collectives et le prize-money individuel selon les résultats mais aussi le classement du joueur au ranking mondial et sa position dans sa formation. Ce qui promet une belle migraine au comptable de l’épreuve.
Elise Mertens se livre comme rarement avant le début de la nouvelle saison.Combien de points ATP et WTA ?
Ce qui assure, en partie, le succès du premier tournoi de l’année malgré la concurrence (WTA 250 Auckland, WTA 500 et ATP 250 Brisbane et ATP 250 Hong Kong), c’est qu’il offre des points, en simple, aux participants pour le classement mondial. D’une manière unique, mais il en offre. Chez les hommes, les unités remportées dépendront du classement de l’adversaire et du stade de l’épreuve. Battre un top 10 en finale rapportera plus que battre un joueur hors du top 100 dans un match de poule. Chez les femmes, chaque succès offrira un nombre de points. D’un côté comme de l’autre, le maximum à glaner sera de 500 unités, soit l’équivalent d’un succès sur un ATP 500 pour les messieurs.
Quelles stars ?
Si Carlos Alcaraz et Jannik Sinner ne participeront pas à la United Cup, le tableau des participants a quand même fière allure. Du côté des hommes, on retrouvera notamment Alexander Zverev (ATP 3), Felix Auger-Aliassime (ATP 5), Taylor Fritz (ATP 6), Alex de Minaur (ATP 7) et Casper Ruud (ATP 12). Chez les dames, Iga Swiatek (WTA 2), Coco Gauff (WTA 3) et Jasmine Paolini (WTA 8) seront de la partie, tout comme Emma Raducanu, Naomi Osaka ou Victoria Mboko.