Malgré un dispositif massif, la capitale n’a pas échappé aux violences urbaines. Selon le parquet de Paris, 125 personnes ont été placées en garde à vue durant la nuit de la Saint-Sylvestre.
Le passage à 2026 s’est traduit à Paris par un volume soutenu de gardes à vue. D’après le parquet de Paris au Figaro, 125 personnes ont été placées en garde à vue dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, contre 104 l’an dernier, alors que 10.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans Paris et sa petite couronne.
En revanche, la traditionnelle course aux incendies de véhicules ne s’est pas reproduite dans la capitale : le parquet indique n’avoir été «avisé d’aucun incendie de voiture ni de mobilier urbain sur son ressort», alors qu’au niveau national, la Saint-Sylvestre 2024-2025 avait été marquée par 984 véhicules incendiés.
Des gardes à vue aux motifs très variés
Les personnes placées en garde à vue «sont nées entre 1973 et 2008, avec quinze mineurs recensés et une seule femme», précise le Ministère public. 75 mesures ont été décidées avant minuit, les autres s’étant concentrées autour de 2 heures du matin, au plus fort des opérations de contrôle.
Parmi les 125 personnes en garde à vue, «33 sont le sont pour violences volontaires», «15 pour participation à groupement en vue de commettre des violences ou dégradations», «dix pour détention de protoxyde d’azote et huit pour usage de stupéfiants», a détaillé le parquet. S’y ajoutent «cinq procédures pour outrage», «cinq pour détention de produits explosifs» ou encore «cinq à la suite de fiches de recherche.»
Ce mardi 30 décembre, dans une note adressée aux procureurs généraux et aux procureurs de la République, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, appelait à la «plus grande fermeté» et à «requérir de la prison ferme» en cas de violences contre les forces de l’ordre.