Le conducteur à l’origine de l’accident mortel survenu dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 décembre sur la M7, à hauteur du quartier de la Confluence (Lyon 2e), a été présenté ce jeudi 1er janvier 2026 à un juge d’instruction. A la suite de sa garde à vue prolongée , le parquet de Lyon a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre.
Le choc a été fatal à une passagère arrière gauche de la Clio
Âgé de 20 ans, le jeune homme a été mis en examen pour homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et pour blessures routières aggravées par la même circonstance. À l’issue du débat devant le juge des libertés et de la détention, il a été placé en détention provisoire.
Les faits remontent à lundi soir, vers 23 h 30. Au volant d’un Renault Captur, le conducteur circulait à vive allure sur l’ex-autoroute A7, déclassée en M7, dans le sens nord-sud, lorsqu’il a percuté violemment par l’arrière une Renault Clio, à hauteur de la sortie La Mulatière. Le choc a été fatal à la passagère arrière gauche de la Clio, une femme de 48 ans originaire de Valfleury dans la Loire. Sa fille, installée à l’arrière droit, a été grièvement blessée, sans que son pronostic vital ne soit engagé. L’accident a également fait cinq autres blessés, plus légèrement touchés.
Vitesse associée à l’usage de protoxyde d’azote
Lors de l’intervention des secours et des forces de l’ordre, plusieurs bouteilles de protoxyde d’azote avaient été retrouvées dans le véhicule du conducteur, où se trouvaient également deux passagères.
L’enquête a depuis permis d’établir que le jeune homme avait bien fait usage de ce gaz et qu’il conduisait à une vitesse manifestement excessive au moment de la collision, selon le parquet de Lyon, sans que la vitesse estimée ait été communiquée.
Ce drame est intervenu dans un contexte de vigilance renforcée sur les routes en cette période de fêtes, notamment concernant l’usage détourné du protoxyde d’azote , interdit dans le Rhône par arrêté préfectoral depuis le 19 décembre.