À peine née, Amani, 3,5 kg, 49 cm, a déjà fait provision de câlins, accueillie avec tendresse par sa grande sœur Sofine, 4 ans et demi, et son grand frère Souleyman, 3 ans. Ils sont « très contents » de l’arrivée de cette nouvelle partenaire de jeux qu’ils célèbrent en cabrioles sur le lit.

Ils ne s’en souviennent pas, mais eux aussi ont vu le jour à la clinique Sainte-Anne. Tout comme leur papa Ala Eddine Foughali-Atti, pharmacien. Leur maman, Marion Roth, enseignante, est la seule haut-rhinoise (de Cernay) de cette famille installée à Strasbourg.

« Amani est arrivée très vite et sans péridurale, comme sa sœur et son frère », raconte Marion en berçant son bébé. La petite différence était sans doute « les feux d’artifice qu’on entendait claquer partout » et « l’odeur de la pierrade en arrivant à la clinique, parce que les personnels mangeaient tous ensemble », observe-t-elle. « Ça nous a permis de voir qu’il y avait du monde, ça nous a rassurés », renchérit Ala Eddine.

L’expérience aidant, le couple semble particulièrement serein, davantage qu’à la naissance de sa première fille – en pleine crise du Covid – ou de son garçon, seulement 15 mois plus tard. « On avait tout préparé six mois avant… Pour Amani, il y a moins de superflu, on sait ce dont on a besoin » remarque la jeune maman. Le prénom, lui, était choisi : « Amani est un prénom arabe et swahili dont la racine « Aman » signifie la paix, la sécurité et « Amani », celle qu’on souhaite, qu’on désire », explique-t-elle.

Trois autres naissances ce 1er  janvier

Marion devrait reprendre le travail au printemps. « J’espère que je pourrai bénéficier du nouveau congé de naissance  », indique de son côté Ala Eddine. Destiné aux parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1 er  septembre 2026 (ou dont la naissance était prévue à partir de cette date), ce congé entrera en vigueur le 1 er  juillet prochain, mais il sera rétroactif. Il permet à la mère et au père de bénéficier de deux mois de congé rémunéré.

Du temps bien utile pour ces parents actifs, à la tête d’une famille nombreuse, modèle de plus en plus rare en France. La baisse de la natalité se ressent bien entendu à la clinique Sainte-Anne, dont la maternité a enregistré en 2025 près de 96 naissances de moins qu’en 2024, soit une décrue de plus de 6 %.

La maternité a également vu naître, dans la nuit, à 5 h 40, un petit garçon. Mais le deuxième bébé de l’année, à Strasbourg, a vu le jour à l’hôpital de Hautepierre (2 h 32) et le troisième à Rhéna (2 h 55).