Par
Julie Bossart
Publié le
1 janv. 2026 à 12h15
[Mise à jour à 20h30 ce 1er janvier : la préfecture vient d’annoncer la fin de l’incendie et remercie les pompiers pour « leur travail exemplaire tout au long de la journée ». Plus de 70 militaires, 17 engins et 5 lances incendie auront dû être engagés pour venir à bout du sinistre.]
La nuit de la Saint-Sylvestre semble avoir été calme à Paris et dans sa petite couronne. À cette heure, ce jeudi 1er janvier 2026, la préfecture de Police n’a pas encore communiqué de bilan, mais le parquet fait état de son côté du placement en garde à vue de 125 personnes. Le petit matin a malgré tout été animé pour les sapeurs-pompiers. Après être intervenus sur les feux de poubelles « classiques » en cette période de l’année, ils ont été requis pour un incendie plus sérieux, aux alentours de 7 heures, à La Courneuve.
Aucune victime à déplorer
Cet incendie s’est déclaré dans un entrepôt situé 116, avenue Jean-Mermoz, où sont stockées de la ferraille et des batteries, notamment, nous informe la BSPP. Il ne s’agit pas de batteries de voitures électriques, ce qui permet d’écarter les dangers qui leur sont liés, en premier lieu desquels les explosions.
Quelque 70 pompiers ont été impliqués pour éteindre les flammes qui ont ravagé le site de 600 m2. L’emploi d’une lance sur bras élévateur et de trois lances de grande puissance a été nécessaire. Aucune victime n’est à déplorer, rassure la BSPP.
La préfecture de Seine-Saint-Denis indique ce midi que les secours sont toujours sur place, et demande aux habitants d’éviter le secteur et de ne pas surcharger les lignes téléphoniques. Surtout, elle appelle à prendre les mesures de précaution à adopter lors d’incendie : se protéger des panaches de fumée et fermer les fenêtres. D’autant plus qu’en raison des vents, le panache se déplace vers la commune voisine du Bourget.
Les incendies d’entrepôts ne sont pas rares dans le département. Depuis 2019, plus d’une trentaine d’articles sur le sujet ont été publiés sur notre site. Si ces sinistres produisent des panaches de fumées souvent impressionnants, peu de victimes sont heureusement à déplorer.
Une zone logistique dense
S’ils sont fréquents, c’est parce que la Seine-Saint-Denis est considérée comme une zone logistique dense. Elle appartient, selon une note de synthèse de la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Île-de-France datant de 2010, au « plus grand territoire de logistique, d’entreposage et d’industries au niveau régional » avec pas moins de 430 000 m2 d’entrepôts. La proximité du territoire avec l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et avec la capitale a fait du secteur une zone privilégiée au développement du secteur du transport et de la logistique.
Causés par des actes de malveillance, des erreurs humaines ou des défaillances matérielles, ils sont, du fait des matériaux qu’ils contiennent et du « risque de propagation important », pris très au sérieux. L’Ineris dispose notamment d’une cellule d’appui aux situations d’urgence (Casu) pouvant venir en aide aux pompiers en réalisant notamment des modélisations pour évaluer les distances de sécurité.
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