Après une soirée du Nouvel An mouvementée en France, Le Parisien dresse le bilan des violences, ce jeudi 1er janvier 2026.
Comme chaque année, les festivités du Nouvel An, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, ont été ponctuées de violences. Un bilan provisoire relayé par Le Parisien, en début de journée ce jeudi 1er janvier, dresse une première esquisse des heurts de la soirée.
En Loire-Atlantique, par exemple, le commissariat de Rezé a été visé par des tirs de mortiers. À Saint-Herblain et à Nantes, des véhicules ont également été incendiés. Le bilan en milieu de journée est encore plus lourd. À Marseille (Bouches-du-Rhône), un homme est décédé après avoir reçu cinq coups de couteau au thorax. La victime, âgée de 36 ans, était connue de la justice. À Chelles (Seine-et-Marne), un enfant de 12 ans a été retrouvé avec trois doigts en moins après avoir manipulé des engins pyrotechniques.
Nuit particulièrement agitée à Strasbourg
À Nice (Alpes-Maritimes), « plusieurs » véhicules ont été incendiés et les forces de l’ordre comptent « beaucoup » d’affrontements et d’arrestations. Un policier a été « légèrement » blessé. À Nîmes (Gard), « cinq ou six » feux de voitures se sont déclenchés.
Les arrestations se sont succédé à Paris, où 125 personnes, dont une femme et 15 mineurs, ont été placées en garde à vue, détaille le parquet de Paris. Dans le VIIIe arrondissement de la capitale, cinq personnes ont été interpellées après des jets de bouteilles en verre sur des véhicules en stationnement et sur la voie publique. Parmi ces personnes, l’une d’elles a crié « Allahu akbar » au moment de l’intervention de la police.
Mais c’est peut-être à Strasbourg (Bas-Rhin) que la soirée a été la plus agitée. On y compte pas moins de 101 véhicules brûlés dans l’agglomération, 30 interpellations, et 25 agents de police blessés. Un jet de mortier a également embrasé un appartement. Plusieurs véhicules ont aussi été incendiés à Colmar et à Mulhouse.
Des policiers visés par des tirs de mortier
Nos confrères relevaient également en début de journée des affrontements avec des membres des forces de l’ordre à Bordeaux (Gironde), alors que des CRS ont été visés par des tirs de projectiles à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où une quinzaine, au moins, de véhicules ont été brûlés. Aucun membre des forces de l’ordre n’a été blessé. Dans les Yvelines, 28 véhicules ont aussi été brûlés. Même scénario dans l’Essonne et dans le Haut-Rhin, où la soirée a été ponctuée de tirs de mortiers destinés aux forces de l’ordre et plusieurs dizaines de véhicules ont été incendiés.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), les tensions étaient à leur comble lors de l’intervention de la police pour « faire cesser un attroupement d’une centaine d’individus ayant allumé un feu ». Ces derniers ont répondu en « jetant de nombreux projectiles et tirant des mortiers d’artifice sur les policiers » avant que les policiers ne répondent en faisant usage de gaz lacrymogène. Un policier a été légèrement blessé au bras.
90 000 policiers mobilisés dans le pays
En amont des festivités, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a demandé aux préfets « une extrême fermeté » face aux débordements attendus. Il annonçait également la mobilisation de 90 000 policiers et gendarmes au total, dont 10 000 à Paris.
« La nuit de la Saint-Sylvestre, il y a beaucoup de gens qui sortent dans la rue pour fêter le passage à la nouvelle année. Il faut donc sécuriser toutes ces personnes », avait expliqué le ministre sur les ondes de France Inter, mardi 30 décembre, « Et puis il y a les traditionnelles violences urbaines de fin d’année qui se déroulent dans certains quartiers, où il y a des jets de mortier contre les forces de l’ordre… » Cette année encore, la soirée n’a pas dérogé à la tradition.
publié le 1 janvier à 18h59, Shad De Bary, 6Médias
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