Top départ pour la Lorraine. Cinq jours avant le reste de la France, les soldes d’hiver commencent vendredi dans les quatre départements suivants : la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle et les Vosges.
Un début anticipé en vertu d’une dérogation obtenue par les commerçants lorrains il y a quelques années, afin de faire face à la concurrence notamment de la Belgique et du Luxembourg voisins, où les prix cassés débutent respectivement vendredi et samedi. Dans la région historique, les soldes s’achèveront le 29 janvier, contre le 3 février dans le reste de la France.
Pour cet évènement toujours « très attendu » des consommateurs selon lui, des réductions de -40 % à -60 % sont annoncées dès le premier jour. « L’avantage cette année, c’est que nous sommes toujours en vacances scolaires » pour ce début des soldes en Lorraine, note Jérôme Pinard, directeur du centre outlet Marques Avenue à Talange, près de Metz. La période de fêtes, en décembre, s’est « très bien passée » pour le centre, avec une « fréquentation importante » notamment lors de la « semaine noire » fin novembre, précise-t-il.
Des promotions « toute l’année »
Il n’y a de toute façon pas vraiment d’attente des commerçants sur cette période, juge de son côté Annick Monchablon, secrétaire d’Epicentre, l’association des commerçants et artisans d’Épinal. Les promotions sont tellement nombreuses « toute l’année », que la période où « il y avait du monde devant les boutiques dès 8 heures du matin le premier jour des soldes n’existe plus », analyse cette gérante d’un magasin de bijoux.
Les commerçants de la cité vosgienne sont toutefois « prêts » à accueillir les clients, même si la date du 2 janvier arrive « tôt dans l’état d’esprit des gens » qui sortent à peine de la période de fêtes, selon elle.
Près de 1.500 boutiques de vêtements ont fermé en France en 2024, selon un rapport parlementaire. L’Union des industries textiles indique que les effectifs ont fondu de 400.000 salariés dans les années 1970 à 60.000 aujourd’hui. Ce chiffre n’inclut cependant pas les salariés en boutiques (70.000 fin 2023, selon la Fédération nationale de l’habillement).