Si l’UBB n’a jamais perdu un barrage sur les quatre qu’elle a joués (3 à domicile, 1 à l’extérieur), elle sait très bien que s’éviter un match de plus pèse dans la balance au printemps. Pour espérer soulever le Brennus, les stats témoignent de l’importance de prendre le chemin le plus court. Sur les dix dernières années, seul Castres a réalisé l’exploit de soulever le bouclier après avoir terminé la saison régulière à la 6e place.
Qualifiés directement pour les demi-finales l’an dernier pour la toute première fois, les hommes de Yannick Bru ont pu mesurer les effets bénéfiques de leur parcours. « Sauter le match de barrage nous avait permis d’arriver beaucoup plus frais pour la demie contre Toulon », se souvient le pilier gauche Matis Perchaud.
Le compte-à-rebours est lancé
Malgré un retard déjà conséquent sur le top 2, l’UBB ne veut donc pas tirer un trait sur son objectif de début de saison. « Il faut recoller aux deux premiers parce que ce n’est pas fini, il reste quand même 13 matchs », souligne Matis Perchaud. « C’est certain, nous serions plus confiants et plus contents si nous étions dans le top 2, concède Noel McNamara. Mais j’ai le souvenir de ma première année ici : le Racing avait terminé 1er de la phase aller avec Stuart Lancaster. Et il a joué le barrage ici à Bordeaux à la fin. On a confiance en nous, en nos principes, en nos préparations, en nos performances et en nos joueurs. On était, comme je dis, un peu déçu la semaine dernière après la défaite à Clermont (34-19), mais ce n’était pas catastrophique non plus, il y avait du positif aussi ».
« Si on fait le travail, on pourra recoller un peu. Mais il ne faut plus laisser partir des points bêtement »
Après un début de saison sur courant alternatif et une première défaite à domicile (face à Pau) qu’elle traîne comme un boulet, l’UBB doit malgré tout lancer la machine sur la durée. « Il ne faut plus laisser partir les points, prévient Matis Perchaud. Ça commence par ce match face au Racing. Après, ce qui est bien, c’est qu’on a deux réceptions (face au Stade Français, le 24 janvier). Donc si on fait le travail et qu’on est sérieux, on pourra quand même recoller un peu aux deux de devant, mais c’est sûr que là, il ne faut plus laisser partir des points bêtement ».
L’UBB n’a plus le droit à l’erreur à domicile. Elle sait aussi qu’elle devra aller faire des coups à l’extérieur pour tenter de raccrocher au wagon. Sur la deuxième partie de saison, les occasions seront moins nombreuses puisqu’elle ne se déplacera qu’à six reprises (à Montauban, à Pau, à Lyon, à La Rochelle, à Bayonne, à Toulon). Et elle devra prendre sa revanche sur Pau (18e journée) au Hameau et Toulouse (19e journée) au Stade Atlantique, pendant et à la sortie du Tournoi. Tout cela en jouant à fond la Champions Cup où elle a un titre à défendre.
Sur tous les fronts
Mais avant de recevoir Northampton pour un match très important sur la scène européenne, les Bordelais doivent rester concentrés sur la réception du Racing 92. « Quand j’étais au Leinster, le focus était mis sur le match de Champions Cup, se souvient Noel McNamara. Le match d’avant, on faisait tourner l’équipe. Mais ici, dans le Top 14, tu ne peux pas. Il y a toujours un équilibre à trouver entre être prêt ou être frais. » Pour ce rendez-vous, Louis Bielle-Biarrey et Nicolas Depoortere seront malgré tout sur le banc, tandis que Matthieu Jalibert, Damian Penaud, Maxime Lamothe et Cyril Cazeaux feront leur retour dans le XV.
Après son faux pas sur le terrain de Clermont, l’UBB devra montrer un bien meilleur visage face au Racing 92 pour entamer de la meilleure des manières un mois de janvier crucial, avant la période internationale.