Samedi, le président américain Donald Trump a déclaré que les forces des États-Unis avaient capturé son homologue vénézuélien, Nicolás Maduro, à la suite d’une attaque de grande envergure contre le pays sud-américain. De fortes explosions ont secoué Caracas et sa région en pleine nuit, marquant une escalade majeure dans les tensions régionales.

La vice-présidente vénézuélienne a indiqué ignorer la localisation de Maduro et de son épouse et a exigé des États-Unis une preuve de vie. De son côté, le numéro deux de la diplomatie américaine a salué une « nouvelle ère » pour le Venezuela.

Voici les réactions internationales à cette attaque de Washington, a priori terminée selon un sénateur américain :

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé samedi à la « retenue » et au respect du droit international au Venezuela, après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de la « capture » de son homologue vénézuélien, Nicolás Maduro. Sur le réseau X, Kaja Kallas a précisé avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro. « L’UE a déclaré à plusieurs reprises que M. Maduro manquait de légitimité et a défendu une transition pacifique » au Venezuela, a écrit Mme Kallas.

Mais, a-t-elle ajouté, « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Nous appelons à la retenue ».

« Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément préoccupant et condamnable », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que « l’hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique ».

La Russie est un allié du Venezuela.

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Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré samedi que tous les pays devaient « respecter le droit international », après l’annonce par le président américain Donald Trump de la « capture » de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro. »Je souhaite m’entretenir avec le président (Trump) (…) mais pour l’instant, je pense que nous devons établir les faits », a déclaré le chef de l’exécutif lors d’une brève déclaration diffusée sur les chaînes de télévision britanniques.

Le Royaume-Uni n’a pas « participé à cette opération (…) et je crois fermement que nous devons tous respecter le droit international », a-t-il ajouté.

La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela.

Le président colombien Gustavo Petro, proche de Nicolas Maduro, a dénoncé une attaque américaine aux « missiles » contre Caracas, qualifié les actions de Washington d’« atteinte à la souveraineté » de l’Amérique latine et déclaré qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.

« Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela », a écrit sur son compte X le président colombien, proche de Nicolas Maduro. Il a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression » contre le pays voisin.

« Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l’attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays », a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant « l’agression illégale des Etats-Unis », ennemi de la République islamique. L’Iran entretient des liens étroits avec le Venezuela.

Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires. « L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération » et est « disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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« Nous suivons de très près la situation au Venezuela et prenons connaissance des derniers rapports avec une grande inquiétude. Le ministère est en contact étroit avec l’ambassade à Caracas. La situation reste encore floue à certains égards. La cellule de crise du gouvernement allemand se réunit aujourd’hui au ministère », a indiqué le ministère des Affaires étrangères allemand.

« Nous assistons à une attaque des forces américaines contre Caracas, la capitale du Venezuela. L’année 2026 commence donc par un coup dur. Nous aurons l’occasion d’analyser les répercussions de cette attaque sur la situation dans notre région. Un événement comme l’attaque américaine d’aujourd’hui contre le Venezuela affecte le monde entier ; nous réagirons et nous préparerons à cette nouvelle situation », a assuré le Premier ministre, Donald Tusk, lors d’une conférence de presse.

« La Première ministre, Giorgia Meloni, suit de près la situation au Venezuela et reste en contact permanent avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, notamment pour recueillir des informations sur nos compatriotes », selon un communiqué des services de Mme Meloni.