RÉCIT – Après que des milliers de jeunes Anglaises ont été abusées durant une décennie, le gouvernement a fini par accepter une enquête nationale sur l’inaction des autorités et de la police, par crainte d’accusations de « préjugés raciaux »
La marche vers la vérité est aussi laborieuse que l’affaire est monstrueuse. Pour les victimes, le scandale des « grooming gangs » semble devoir ne jamais avoir de fin. Durant plus d’une décennie, entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, des milliers de jeunes Anglaises de milieux défavorisés ont été abusées et exploitées sexuellement par des gangs d’hommes, pour beaucoup d’origine pakistanaise. La justice n’est que partiellement passée. Refusant d’abord une enquête nationale sur le sujet, le gouvernement travailliste a fini par l’accepter. Mais les débuts de l’exercice sont marqués par la confusion et un invraisemblable chaos.
Sous forte pression, Keir Starmer a fini par annoncer, en juin dernier, l’ouverture d’une enquête nationale sur les horreurs des « grooming gang ». Downing Street a alors présenté ses excuses aux victimes « pour la douleur et la souffrance », ainsi que pour « l’échec des institutions » à les protéger. Le scandale avait été relancé…
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